Cette semaine a occupé les militants du Front de Gauche pour exiger un référendum sur le Traité de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance (TSCG) et refuser l’Europe austéritaire : pétition, distribution de tracts, Assemblée Citoyenne à Etel, présence en ville à Auray et manifestation à Paris. Malgré le remarquable résultat aux Présidentielles et l’insatisfaction ressentie après les élections législatives (bien que nous ayons progressé en nombre de voix), l’espoir suscité par le Front de Gauche reste présent. Il nous faut le transformer en intervention citoyenne car le changement ne se fera qu’ainsi. Le travail acharné mené des mois durant contre les idées ultra libérales de la droite et de l’extrême droite, grâce à un engagement conséquent des militants et élus, doit trouver une suite pour peser à gauche. La nature et le contenu des lois à venir demandent à prendre un autre chemin que celui de l’austérité, pour cela il ne faut pas céder au chantage des marchés financiers et du patronat. Et pour avoir participé à la manifestation à Paris de Nation à Place d’Italie je dis que la rue s’invite au débat, à celui qui nous est confisqué par le gouvernement, n’en déplaise aux détracteurs de tout poil. Une première, voilà à peine 5 mois qu’Hollande est élu et des milliers de citoyens de gauche, de syndicalistes, d’écologistes disent leur colère de voir l’austérité comme marque de fabrique de l’actuel gouvernement. Les français ont chassé Sarkozy et l’UMP, ils ont aussi exprimé une volonté de changement social, politique et écologique en France et en Europe. Donner le sentiment que tout continue comme avant c’est faire preuve de faiblesse et le peuple ne s’y trompera pas l’heure venue.

Je considère que rien ne se fera de concret et de durable sans que les citoyens n’interviennent, sans qu’ils ne se saisissent de ce qui fait leur vie. Les militants, les élus doivent en cela être à leur côté, non pour leur imposer un savoir ou faire à leur place, mais pour travailler ensemble aux mobilisations nécessaires pour faire reculer l’insécurité sociale, terreau de toutes les insécurités et injustices et aussi mesurer le mur qui se dresse (se dressera !) entre les élites et le peuple si l’on n’y prend pas garde. Je n’appelle pas à construire un grand soir mais à agir d’arrache pied à partir du quotidien, du lieu de travail, du quartier pour une transformation réelle et mesurée de la société, chacun selon ses moyens et ses disponibilités, avec modestie. C’est ce que je m’efforce de faire en étant au côté des salariés du SEF d’Auray qui sont confrontés à une réorganisation amenant à 2 licenciements, ou encore avec les cheminots CGT d’Auray qui s’interrogent (voir l’annexe ci-jointe) sur le devenir du ferroviaire, de l’entreprise SNCF et de la gare d’Auray.

Manif fête Huma 2012Les salariés du SEF, réunis samedi dernier devant le siège de leur association, en discutant de leur travail quotidien auprès des personnes âgées qu’ils côtoient régulièrement, ont mis en exergue l’importance de leur action sociale et humaine, qui sans faire injure à qui que ce soit, n’est pas collectivement assumée. Voilà une association, qui assure un service public indispensable et qui le sera d’autant plus sur notre territoire avec une population vieillissante, confrontée à un problème financier car son activité est considérée comme une activité marchande relevant de la libre concurrence. La question de la perte d’autonomie doit être au cœur de toute politique en direction des populations vieillissantes ; au delà des prises en charge des soins qui doivent relever de la Sécurité Sociale, la création de Services Publics d’aides à la personne est la seule voie à suivre pour se libérer de toute contrainte de rentabilité financière. Si des choix de gestion sont contestables au sein de l’association comme le disent les salariés du SEF, le recours à l’associatif sans concours de la collectivité, du national au local, reste une solution fragile de substitution qui ne renforce pas en vérité les principes d’égalité et de solidarité entre les citoyens. Mon propos n’est pas de fustiger le monde associatif, qui déploie énormément d’énergie dans nombre de domaines et participe à la vie démocratique de notre société, mais d’interroger sur la nécessité de repenser nos services publics et le rôle redistributif de l’impôt.

Les 26 et 27 septembre à Locoal Mendon et Pluneret, j’ai animé avec les membres du CODEPA les Ateliers « Se déplacer dans le pays d’Auray ». Pour rappel il s’agit de travailler à l’élaboration du schéma des déplacements ; ces ateliers qui font suite à une première série déroulée fin 2011 ont pour finalité de dresser un diagnostic partagé sur la mobilité dans le pays d’Auray, de définir un plan d’actions pour faciliter les déplacements et réduire l’usage de la voiture. Bonne participation. Les solutions envisageables pointées par les élus, acteurs de la société civile et habitants du Pays mettent en avant les transports collectifs pour répondre aux besoins actuels et futurs de déplacements de nos concitoyens sans omettre l’importance de développer les modes doux (pistes cyclables…) ; reste maintenant à voir ce qui est possible de faire : ce sera l’objet des prochains ateliers début 2013. Pour celles et ceux qui veulent faire part de leurs remarques et propositions un blog est à leur disposition (cliquer ici).