Réduction qui se traduirait, selon l’adjoint aux finances et au budget de la ville d’Auray, par une perte sèche de recettes de 217 000 € en 2015, 464 000 € en 2016 et 651 000 € en 2017 soit un total cumulé de 1 332 000 €. Ce montant correspond à quelques milliers d’euros près au coût des travaux de Saint Goustan. C’est aussi 103 € par habitant ou 18 % de la recette des impôts locaux de la ville d’Auray. Et cette réduction drastique s’ajoute à celles résultant des politiques de gel depuis 2008 et de baisse en 2014 des dotations.

J’ai tenu à rappeler à l’assemblée que nous avions délibéré en mai 2013 pour dénoncer les réductions de dotations déjà décidées en 2014 et 2015. Nous avons donc soutenu cette nouvelle motion. En effet les collectivités locales contribuent déjà depuis 2008 à l’effort national de réduction des dépenses publiques et leur dette ne pèse que pour 9,5 % dans la dette totale de l’Etat. Elle est de plus une dette utile, productive car les collectivités n’empruntent que pour investir. D’ailleurs ces dernières effectuent 70 % des investissements publics en France. Il y a fort à parier que la réduction des dotations affecte durablement à la baisse ces investissements à l’avenir et … pèse à terme sur l’emploi. Selon la littérature consacrée, 10% de dépenses d’investissements en moins se traduit par 0,2 % de croissance en moins.

Porte monnaieLa réduction des dotations est inacceptable car nombre des dépenses des collectivités locales sont rigides, incompressibles car imposées par les gouvernements successifs comme l’est la réforme des rythmes scolaires ou la hausse de la TVA. Elle l’est d’autant plus qu’en temps de crise économique, sociale et démocratique les services publics de proximité sont très sollicités et nécessaires au bien vivre ensemble. Avec cette politique d’austérité, le gouvernement va donc à l’encontre de son combat contre le chômage, contre les inégalités. Elle est à combattre car 2015 c’est demain et les budgets municipaux et intercommunaux vont être préparés dès cette automne. Et il est évident que la solution ne passe pas par une hausse des tarifs des services publics municipaux ou de l’impôt local. Tout comme il est inenvisageable de croire que les brader au privé serait salutaire. Restons vigilants.