Le SDIS 56 a présenté ce constat sous la forme d’un film, réalisé le lundi 25 juillet 2011, aux représentants du Comité Technique Paritaire Halles et Marché de la ville d’Auray le 26 septembre dernier. Ce même jour la Direction des Services Techniques et de l’Urbanisme a aussi exposé sous forme de plan le périmètre réglementaire du marché en opposition au périmètre réellement occupé sur le terrain, et à l’aide d’une série de photos montré les capacités d’occupation existantes au sein du périmètre mais utilisées actuellement pour le stationnement des véhicules des commerçants ou non (place Notre Dame…).

          Lors de cette réunion il a été rappelé les dispositions réglementaires relatives aux secours notamment celles se rapportant au camion grande échelle : « A telle fin de permettre la mise en station des échelles aériennes (au droit des bâtiments dont le dernier niveau accessible est situé à plus de 8 mètres du sol), la largeur minimale de la chaussée libre de tout stationnement devra être de 4 mètres » (disposition reprise par ailleurs dans l’arrêté du maire portant règlement du marché d’Auray). Il a été aussi présenté le plan d’intervention des secours qui met en évidence l’importance de laisser des accès :
• aux camions grande échelle dans 3 axes de circulation précis (départ de la Place de la République et remontée vers rue du lait ou rue Barré, et deux autres points de départ, un à partir de l’église St Gildas et un autre à contre sens rue Clémenceau pour descendre vers les rues du lait et Barré ; de plus les rues Ludovic Castel, Kériolet et Bourdeloy doivent être libres de tous stationnements gênants et circulation pour accéder à certains bâtiments) ;
• aux camions pompes à proximité des bouches incendies.

Ce plan justifie à lui seul les interdictions de stationnement et/ou de circulation de véhicules, de placement de commerçants en certains lieux. Enfin il a été dit que le passage des véhicules est difficile car les étals sont mal agencés, les parasols dépassant dans bien des cas les étals, la solution consistant à imposer un alignement, matérialisé si possible au sol, pour que « la largeur minimale libre de toute occupation ne soit jamais inférieure à trois mètre cinquante afin de permettre l’accès à tout moment aux véhicules des services de secours », autres que le camion échelle, tel que prévu aussi par le règlement du marché pris par arrêté du maire.

Les représentants du CTP ont ainsi constaté que les dispositions des arrêtés municipaux réglementant les marchés ne sont pas correctement respectées ; à la demande des commerçants et pour favoriser le chaland le marché s’est glissé hors périmètre au fil du temps. Ils ont donc décidé au regard de ces obligations réglementaires et de sécurité, pour faciliter la circulation et la mise en œuvre des secours tout en évitant les mouvements de foule et de panique:
• de faire appliquer les arrêtés municipaux en vigueur ;
• de replacer sur la partie haute (place Notre dame, place Joffre) voir Place de la République selon les disponibilités les commerçants situés hors périmètre du marché (rue du lait, rue Foch …);
• de stationner les véhicules des commerçants sur le parking situé à l'arrière de la chapelle du Saint Esprit .

Pour la mise en œuvre de cette décision qui conduit à réorganiser le marché, le CTP a décidé de mettre en place un Groupe de Travail (GT). Celui-ci sera composé d'élus, de commerçants du Comité Technique Paritaire des Halles et Marchés, de commerçants du marché installés dans les zones touchées par des déplacements d’étals, de représentants des services municipaux dont un placier et d'un représentant de la Fédération Auray Commerce pour les commerçants sédentaires du centre ville.

Une note va être adressée prochainement aux commerçants pour annoncer la constitution de ce Groupe de Travail et les inviter à y prendre part. Une réunion d’information est prévue le 24 octobre 2011 en mairie d’Auray pour présenter la démarche aux commerçants non sédentaires impactés par cette réorganisation.

Compte tenu de l’importance du marché d’Auray, au cœur de l’animation du centre ville, le chantier qui s’ouvre nécessite de la concertation mais il ne peut souffrir d’immobilisme, les obligations de sécurité valent obligation de résultat et ce avant le printemps prochain.