Print - copieAuray, le 04 juin 2012

Objet : votre courrier du 29 mai 2012

Madame, monsieur,

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de votre courrier. Je partage votre attachement à l’enseignement professionnel. Ayant été élève en lycée professionnel et étant titulaire d’un CAP et d’un BEP électromécanique, je confirme que l’enseignement que j’ai reçu, tant professionnel que général, m’a permis d’acquérir une qualification qui m’a ouverte des possibilités de travail et d’emploi, notamment de trouver ma voie à la SNCF en tant que conducteur de train. Cet enseignement m’a été utile aussi pour devenir un citoyen à part entière dans la cité.

J’ai eu le bonheur de visiter le lycée Emile James d’Etel lors de la porte ouverte du 24 mars dernier, j’y ai rencontré des enseignants épris de leur métier, fiers de leur lycée et de leurs élèves. J’ai pu mesurer combien cet outil était capable de répondre aux besoins de formation dont ont besoin nos jeunes et nos entreprises, notamment pour certains métiers (soudeurs) ou professions (l’automobile avec l’arrivée des véhicules électriques, le nautisme).

Je ne suis pas partisan du tout apprentissage en entreprise, qui d’ailleurs ne donne pas entièrement satisfaction aujourd’hui car, selon certaines données statistiques, plus d’un apprenti sur trois met fin à son contrat dans les quatre premiers mois d’apprentissage. De plus je suis farouchement opposé à tout avancement de l’âge d’entrée en apprentissage à 14 ans comme peuvent le proposer certains.

Les politiques passées, surtout celles menées dans la dernière période en application de la RGPP, ont fragilisé notre système éducatif. Il faut donc changer de cap et dans ce nouveau cadre l’enseignement professionnel doit être mieux considéré. Pour ma part l’élève n’a que l’école pour apprendre ; et en matière d’enseignement professionnel je peux vous dire que j’agirai pour augmenter les moyens accordés et que les enseignements techniques, professionnels et généraux soient d’égale qualité.

Je vous prie de bien vouloir croire, Madame, en l’expression de mes salutations sincères.

Roland LE SAUCE

Candidat Front de Gauche