Ces propriétés avaient été identifiées comme étant appelées à muter dans les années à venir par la précédente municipalité ; l’une d’entre elle avait été intégrée au périmètre de l’étude urbaine du centre ville. L’objet de cette dernière était de définir un développement urbain de la ville d’Auray qui maîtrise la croissance de l’habitat et de la démographie notamment grâce à la mise en œuvre d’une mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle, et ce en sauvegardant voire en mettant en valeur le patrimoine architectural et historique d’Auray.

La première remarque que m’inspire cette annonce c’est de voir l’Etat, aux ordres du Gouvernement actuel qui incite les collectivités territoriales à construire ou à faciliter la construction de logements sociaux ou accessibles pour nombre de ménages, vendre ces biens au plus offrant, restrictions budgétaires obligent au lieu de les mettre à disposition ou de les céder à des prix raisonnables aux communes. Qu’il favorise le foncier cher sur Auray, il s’en moque.

Argent en EurosLa seconde remarque pour dire mon regret de voir que le schéma directeur arrêté suite à l’étude du centre ville n’a pas acté une volonté publique et municipale de maîtrise du foncier mutable du centre ville, que l’on avait pointé comme tel, notamment en usant des outils à notre disposition, à savoir l’Etablissement Public Foncier Régional et la création d’une Zone d’Aménagement Concertée de centre ville. Cela a été d’ailleurs une erreur de cibler seulement le patrimoine public pour réaliser de l’habitat, comme la place de Kériolet ou La Plaine, alors que des fonciers auraient mérité plus d’attention. Et parmi ceux-ci il y a les propriétés de l’Etat précitées, et demain de l’hôpital et … bien d’autres, privées certes mais d’importance à mes yeux car de nature à redessiner la ville. Ainsi le champ est à nouveau libre pour les promoteurs.

Il est d’autant plus libre que la nouvelle municipalité n’a pas la même lecture que moi, que la Gauche, du règlement du Plan Local d’Urbanisme d’Auray (PLU), qui autorise « les constructions neuves ou groupes de constructions neuves abritant plus de 10 logements, sous réserve qu’ils comprennent au moins 20 % de logements sociaux ». Au fil des quelques réunions de la commission d’urbanisme depuis avril 2014, pour la nouvelle équipe municipale cette formulation ne veut pas dire d’une part au même endroit, et d’autre part logement social locatif. Et de dire que l’on pourrait construire lesdits logements sociaux non pas en centre ville mais au Gumenen pour achever le Projet de Renouvellement Urbain et ainsi rentabiliser le réseau chaleur et la chaudière bois, et … préserver le patrimoine du centre. De dire aussi que l’on pourrait favoriser l’accession à des jeunes couples sous conditions, selon des modalités à définir, et qui pourraient être considérées comme du social. Bref et ce sera ma dernière remarque, la municipalité de droite n’envisage pas de logement social en centre ville.