La gare d’Auray devrait voir son nombre de voyageurs doublé, il passerait de 700 000 à 1,4 million voyageurs par an. Cette évolution oblige à repenser l’organisation de la gare pour absorber ces nouveaux flux. Cette étude est donc bienvenue. Elle doit aider à mieux appréhender les enjeux de transports dans le pays d’Auray notamment avec la hausse constante du trafic TER depuis quelques années. Elle doit permettre de mesurer les incidences sur le trafic de demain dans et vers le pays d’Auray : Tire bouchon (145 000 voyages en 2010), taxis, Bus TIM et autres dont les scolaires, les navettes des diverses sociétés (Thalassothérapie, centres de vacances…). Et bien que l’on soit à l’heure du Grenelle de l’environnement, la voiture reste le moyen de transport privilégié car nécessaire au plus grand nombre dans le Pays d’Auray, en l’absence d’un service de transport urbain développé, il faut en mesurer les incidences au niveau de l’accessibilité de la gare (le réseau viaire, la signalétique) et du stationnement (de courte et de longue durée, l’arrêt minute, sa gestion, son emplacement). Cette accessibilité doit donc être vue dès les quais et le bâtiment de la gare, et vice et versa, en y associant le parvis (place Raoul Dautry) et ainsi de suite pour faciliter la vie de tous ceux et celles qui entrent et sortent de la gare, en privilégiant l’arrivée des transports collectifs et doux au plus près et en travaillant l’information entre chaque mode.
La gare d’Auray constitue un pôle structurant du Pays d’Auray tel un trait d’union entre le pays côtier voir insulaire et le pays rétro littoral si ce n’est rural. Sa valorisation constitue un enjeu de développement économique et urbain fort. Elle doit être vu comme un moteur d’attractivité tout en restant un espace d’échange et de vie à taille humaine qui s’intègre bien dans le quartier et la ville. Autour de la gare se concentrent des écoles (de la maternelle au lycée), les centres AFPA et Gabriel Deshayes, des habitations individuelles et collectives (Logements SNCF, Beg Du…), des équipements sportifs, une mairie annexe, les équipements sociaux du Comité d’Etablissement Régional des Cheminots de Bretagne (restaurant d’entreprise, bibliothèque, terrain de sport ), des commerces, des hôtels et restaurants (insuffisants), des entreprises de louages de voitures. Et demain un Foyer de Jeunes Travailleurs. Son aménagement doit donc se mener en cohérence avec son environnement immédiat et la population qui y vit car ce quartier gare doit être vu non comme un quartier de la seule ville d’Auray mais comme un quartier ayant une identité forte à cheval sur 2 communes : Auray et Brech. L’effet coupure dû à la voie ferrée et au passage à niveau entre les 2 communes ne renforce pas le quartier et ne facilite pas la vie sociale. Il y a par conséquent un fort besoin de retravailler les cheminements et les accès entre les 2 villes par la création d’un passage souterrain (prolonger l’existant vers Brech ou en créer un autre). Enfin le pôle urbain constitué des villes d’Auray Brech Pluneret et Crac’h regroupe à lui seul plus de 30% de la population du Pays. La mise en œuvre d’un service de transports urbain pour desservir ce bassin d’emplois qui regroupe nombre d’administrations publics (Trésor public, Hôpital, maisons de retraite…), d’établissements scolaires, et de zones d’activités doit être au cœur de la réflexion du PEM.