Les 10 et 17 juin il ne s’agit pas de voter pour un homme, ni pour un candidat ni pour un parti, encore moins pour un cacique territorial, combien même qu’il soit jeune et compétent ou habitué des murs de l’Assemblée Nationale. Il s’agit de porter ensemble une ambition : celle de l’humain d’abord. C’est l’ambition qu’a porté le candidat Front de Gauche, JL Mélenchon, aux présidentielles. C’est l’ambition que je porte à ces élections législatives. C’est l’ambition que nous allons porter ensemble.

Le cumul de mandat : j’y suis opposé et entend être un député à temps plein. C’est une question à aborder en lien avec la mise en place d’un véritable statut de l’élu, et la création d’une nouvelle constitution car le non cumul ne suffit pas à ce que l’Assemblée Nationale soit à l’image de la société française. Je suis pour la proportionnelle à toutes les élections et pour moi tout élu est légitime quel que soit le mode d’élection, il n’y a pas de démocratie à deux vitesses. Je suis aussi favorable au vote des étrangers vivant en France, y travaillant, y payant des impôts, au niveau local dans les mêmes conditions que pour les ressortissants européens aujourd’hui.

Le problème de l’emploi, les plans sociaux : l’Emploi se réparti entre 5 secteurs d’activités dans notre circonscription: le commerce, les services et le transport ; les administrations publiques ; l’industrie, la construction et l’agriculture. Moins de 10 % des entreprises concentrent plus de 50 % de l’emploi dans notre circonscription. Et l’on sait qu’un emploi dans un secteur d’activité en génère dans d’autres secteurs d’activités. La situation que vivent actuellement les salariés de l’entreprise DOUX pose avec acuité la question de la nécessité de prendre des mesures urgentes pour l’emploi. Je propose qu’immédiatement soit institué un moratoire, et que dès le début de la législature une loi d’interdiction des licenciements boursiers soit votée, et qu’avec les organisations syndicales soit mise en place une sécurité sociale professionnelle (garantir un revenu tout au long de son activité professionnelle qui englobe travail, formation, chômage, reconversion..).

Print - copieOstréiculture et économie littorale : Elle est une des composantes de l’activité économique de notre territoire, et les problèmes auxquels les professionnels sont confrontés demandent attention. Parmi les problématiques il y a la qualité de l’eau de nos rivières et côtes. C’est un sujet préoccupant et je soutiens en cela Eau & rivières de Bretagne pour réviser le décret Nitrate du 10 octobre 2011. Cette question de la gestion de l’eau doit d’ailleurs être abordée dans sa globalité et être gérée par la collectivité publique (production, distribution, rejets…). Je rejette toute marchandisation de ce bien commun de l’humanité.

AgriculteurAutre secteur fort de notre économie, l’agriculture : au regard des modes d’exploitation actuels, je ne suis pas de ceux qui stigmatise les agriculteurs qui par le passé ont répondu à la demande de souveraineté alimentaire du pays. Les choix ont été collectifs. Je suis révolté de voir que nos paysans n’arrivent plus à vivre de leur travail. Je les ai soutenus en 2009 lors de la grève du lait en leur accordant un emplacement sur le marché d’Auray pour vendre en direct leur production. Il faut garantir des prix rémunérateurs pour nos paysans. Exemple : le prix de l’œuf, il est acheté 2 centimes d’€ au cul de la poule au paysan et vendu 30 centimes d’€ au consommateur ; chercher l’erreur; l’agriculteur que j’ai rencontré il y a peu demande 5 centimes € de l’œuf pour un revenu correct et ainsi créer un emploi. Je suis partisan de revisiter la Loi de Modernisation de l’Economie votée en 2008 qui met nos paysans sous la coupe de la grande distribution et des grands groupes de l’agroalimentaire, et qui menace le commerce de proximité et de centre bourg, car on a réduit les contraintes d’agrandissement des grandes et moyennes surfaces. Aujourd’hui, il est plus urgent de repenser notre modèle agricole pour produire et consommer autrement et localement, et favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, en inversant le processus de concentration de production agricole actuel par la fixation d’une limite de surface par ferme. La création de réserves foncières autour des villes est aussi nécessaire pour cela.

Le logement : Notre circonscription compte 40 % de résidences secondaires. Le logement c’est d’abord une question sociale en réponse à un besoin crucial en terme de construction mais aussi du point de vue humain pour bien vivre, (Avoir un toit pour tous), le coût du loyer ou de l’acquisition avec un foncier rare et cher ne peut être éludé, et enfin la question environnementale avec la nécessaire recherche de performance énergétique pour réduire la consommation donc la facture. Il faut engager un plan national de construction de logements sociaux avec une autre politique de la pierre, et une maîtrise du foncier en usant des outils d’urbanisme qu’offre la loi, en étant volontariste pour rebâtir les villes et les bourgs sur eux mêmes et ainsi conserver des terres agricoles.

Port EtelIl y a le tourisme mais notre territoire n’a pas vocation à devenir une grande marina pour privilégiés. Notre circonscription entre terre et mer compte un patrimoine culturel et paysager, une biodiversité marine et terrestre à préserver. C’est ce qui fait son attractivité. J’en suis un fervent défenseur. J’ai été au côté du Peuple des dunes pour s’opposer aux sabliers et défendre le trait de côte à Erdeven. Le tourisme c’est aussi des emplois saisonniers et précaires qui demandent à être mieux considérés et rémunérés. Notre littoral, près de 400 Km de côtes, un potentiel de développement d’emplois nouveaux. La mer est un des axes prioritaires de la planification écologique du Front de Gauche. La maritimité de notre territoire est à renforcer, et nous disposons d’atouts ; par exemple le lycée professionnel d’Etel Emile James que j’ai visité dernièrement.

La loi littoral : elle protège plus qu’elle n’handicap notre territoire, qu’en serait-il sans elle ? Je n'exclue par des ajustements au cas par cas mais la véritable question qui se pose c’est celle de l’urbanisation et de l’artificialisation des terres agricoles. Comment et où construire ? C’est 1200 m² par habitant sur notre territoire pour 800 m² au niveau national. Tous les 7 ans, un département disparaît ; en 20 ans c’est 20 fois la commune d’Auray (691 ha) qui a été consommée pour l’urbanisation au niveau du pays d’Auray.

Le BGV et le Pôle d’échange multimodal à Auray: des facteurs d’attractivité économique et touristique mais un chiffre est annoncé pour le PEM : 30 millions d’€. Comment financer le PEM ? Je m’oppose aux Partenariats Publics Privés et propose la création d’un pôle public financier en France (mise en réseau des institutions financières publiques existantes) et d’un Fonds de développement social, solidaire et écologique européen abondé par la BCE pour aider à l’aménagement du territoire.

Panneau électionsConcernant l’énergie, le front de gauche demande à ce que les français se prononcent par référendum sur le nucléaire ; il nous faut préparer une transition écologique en planifiant la mise ne œuvre d’énergies de remplacement, notamment avec des éoliennes en mer (potentiel d’emplois, des outils de formation comme l’AFPA d’Auray pour développer les métiers de demain). La biomasse offre la possibilité aux agriculteurs de disposer de revenus complémentaires.

La réforme territoriale de 2010 s’avère être une remise en cause de la décentralisation, il faut d’abord abroger la loi de décembre 2010. Et ensuite ouvrir un autre chemin qui favorise la participation citoyenne de manière permanente, en faisant en sorte que le Parlement soit réellement en possession des pouvoirs législatifs et budgétaires, en interdisant le cumul des mandats, en créant un véritable statut de l’élu et du bénévole, en renforçant les collectivités territoriales dans le schéma suivant : la commune et l’intercommunalité base territoriale de l’expression démocratique et de la mise en œuvre des services publics, le département vecteur des solidarités et la région porteurs des projets structurants ; avec maintien effectif de la clause de compétence général pour toutes les collectivités.

Législatives2012 SoutienEn conclusion, d’importantes décisions sont à prendre dans les mois qui viennent. Je suis prêt à les prendre en étant un député à l’écoute, qui porte les colères et les aspirations des citoyens, des acteurs sociaux et économiques de notre territoire; qui les informe, qui organise leur participation pour coproduire la loi. Le 6 mai les français ont élu un président de gauche. Il faut que ça bouge et que ça change pour un SMIC à 1700 €, un toit, des services publics de proximité, une agriculture repensée, une maritimité affirmée. En cela le Vote Front de Gauche est un vote de conscience pour une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale, aux couleurs de la gauche, une gauche conforme à sa diversité, pour une ambition : l’humain d’abord.