Dans le cadre des travaux de confortement et de mise en valeur de Saint Goustan les conditions de circulation ont été redéfinies pour que la place du piéton soit prioritairement affirmée, sans exclure pour autant la voiture du quartier. Et à ce jour personne ne s’en plaint. Quel bonheur ces espaces piétons de Saint Sauveur à la Place du Rolland ! Depuis mai 2010 la piétonisation des rues du Lait et du Belzic est effective, à titre expérimental, les samedis après midi de 14 heures à 19 heures. La Municipalité a rencontré les commerçants du centre ville à plusieurs reprises pour faire le point de cette expérimentation, des aménagements de signalétique ont été réalisés pour répondre aux attentes. Certes les avis divergent entre les commerçants, entre ceux qui sont favorables et ceux qui sont contre, les uns et les autres ne manquent pas d’arguments. Mais les clients, les usagers de l’espace public, les habitants du centre ville et d’Auray ils en pensent quoi ? L’heure est venue de trancher ; pour ce faire une consultation va être menée.

Je suis partisan de la piétonisation du centre ville et j’appelle celles et ceux qui partagent cette approche urbaine et moderne d’aménagement à répondre oui s’ils sont consultés. En favorisant la circulation piétonne par un partage équilibré des espaces publics on se donne les moyens de faire vibrer le cœur de la ville, d’en faire un lieu de vie, un centre commercial à ciel ouvert. Un centre ville c’est un espace à partager, à soigner comme peut l’être certaines pièces d’une maison. Et pour éviter la congestion (automobile !), l’espace urbain n’est pas extensible et le bâti patrimonial est à conserver, nous devons impérativement travailler sur l’existant en hiérarchisant les usages. Il est vrai que le centre ville ne se limite pas à ces deux seules rues. Leur piétonisation ne peut suffire seule à renforcer l’attractivité d’Auray. La nécessité de réaménager, de repenser les espaces publics en lien avec l’urbanisation de certains secteurs du centre ville s’impose, c’est tout l’enjeu du périmètre d’étude arrêté par le Conseil Municipal en octobre 2011. Avec un centre ville équitablement partagé entre les personnes à mobilité réduite, les piétons, les vélos et les voitures, et des espaces publics mis en valeur les commerces ont tout à gagner.