Pour cette échéance, le PCF (composante du Front de Gauche) sera à l’offensive pour faire élire un maximum d’élus utiles à la population sur la base des positions du PCF et du Front de gauche. Nous voulons infliger une nouvelle défaite à la droite et faire reculer l’extrême-droite. Nous voulons faire de cette élection et des prochaines municipalités des points d’appui pour refuser la logique d’austérité du gouvernement, l’asphyxie des collectivités (gel et baisse des dotations annoncées…). Nous voulons mettre en œuvre des politiques communales et intercommunales pour un développement du service public de proximité qui renforce la solidarité, donner un nouvel élan à la démocratie locale et participative, mettre en place des politiques écologiques audacieuses dans les villes comme à la campagne au regard de notre territoire d’Auray (maritimité, agriculture, logement, énergie, transports…). Notre enjeu est de faire avec et pour la population.

Ceux sont là les bases du rassemblement à construire ; les formes concrètes de celui-ci restent à définir et à préciser dans la discussion entre les forces du PCF/Front de Gauche et les autres composantes de la Gauche, et surtout avec tous celles et ceux qui ne sont pas adhérents d’un parti mais qui s’identifient à Gauche. Cette discussion doit s’engager publiquement sans préalable, sans mot d’ordre. L’union de toute la gauche (« formule désuète pour ma part ») préconisée par les représentants alréens du PS ne peut être dissociée du contenu politique qui doit être la base de ce rassemblement, car la forme ne doit en aucun cas occulter le fond. A ce jour la question n’est pas de savoir s’il y aura ou pas des listes Front de Gauche ici où là et de rassemblement ailleurs. Tout comme il n’est pas possible d’aborder cette échéance en taisant nos différences, nos divergences et de faire l’impasse sur un certain nombre de questions, au vu notamment des évolutions institutionnelles à venir (acte 3 de la décentralisation, modification du mode d’élection des délégués intercommunaux, gouvernance des intercommunalités…) et qui, à notre avis, peuvent conduire à la disparition des communes telles qu’elles existent aujourd’hui.

Conférence PCF Auray février 2013Quel positionnement de la gauche du Pays d’Auray face à la politique d’austérité du gouvernement qui s’apprête à réduire de façon drastique ses dotations aux communes à partir de 2014 ? Les élus de demain seront-ils les relais locaux de cette politique en augmentant les impôts et/ou en réduisant les investissements, en supprimant et/ou en transférant les services publics de proximité ? Ou bien les communes et l’intercommunalité du Pays d’Auray seront des lieux de résistance qui impriment le changement souhaité par les électeurs en 2012 ? Une intercommunalité du Pays d’Auray pour quel projet, quelle bataille politique ? Quelles compétences et autonomie resteront communales ? Comment faire de la ville d’Auray la locomotive de cette intercommunalité en prenant appui sur l’expérience politique de gauche menée ces 15 dernières années ? Comment sortir les discussions, les décisions des bureaux municipaux, intercommunaux (« prises à quelques uns ») pour les partager, les co-construire ? Quelle ambition pour Auray, le Pays d’Auray et sa population ? Quelle action pour ancrer un peu plus le Pays d’Auray à gauche ? Quel bilan porter en 2014 (« il va sans dire que le bilan de l’action municipale d’Auray porte mon empreinte, je mets au défi quiconque pour me dire le contraire ») ? A partir de 2014, et pour les 15 années à venir, va s’écrire une nouvelle page de l’histoire de la ville d’Auray, du Pays d’Auray, comment l’écrire avec la population, sans renier le travail réalisé ?

Ces questions et bien d’autres méritent un large débat que les communistes d’Auray ont l’intention de mener au grand jour et publiquement. Pour cela nous prévoyons dès ce printemps des réunions de travail citoyennes sur le contenu programmatique que nous pourrions défendre dans cette campagne municipale et intercommunale au niveau des communes du Pays d’Auray. Nous invitons toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et appartenance politiques, veulent agir et qui ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité du gouvernement. Des convergences sont possibles avec des militants et des responsables socialistes et d’EELV, des militants associatifs et syndicaux pour qui le changement c’est tout de suite, du local au global.

Nous nous revendiquons de la majorité populaire qui a permis de chasser Nicolas Sarkozy et une droite qui n’ont eu de cesse de détricoter avec brutalité les acquis sociaux issus de la Libération et des luttes populaires, d’affaiblir la démocratie, de fragmenter avec acharnement la société française. Reste maintenant, avec aujourd’hui un gouvernement qui applique une politique sociale libérale assumée, à se débarrasser des politiques néolibérales qui déstructurent la société.

Auray le 08 février 2013