Dessin NVO budget 2013

Les projets de budgets pour 2013 portent la marque de la rigueur avec des hausses d’impôts, de cotisations sociales et de taxes pour l’ensemble des ménages ; le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) est en voie de ratification par le Parlement. La crise frappe, l’austérité s’installe durablement selon l’INSEE, mais rien n’y fait car c’est de notre faute, de notre très grande faute : n’est-il pas répété en boucle que la crise serait la crise de la dette publique, celle de notre désir immodéré de dépenses sociales. En bref, les européens vivent au dessus de leurs moyens et il est grand temps de leur serrer la ceinture. Mais au fait, qui a sauvé et renfloué les banques plombées par des opérations spéculatives plus que douteuses ? C’est nous, les peuples européens via nos Etats qui ont vu leurs dettes exploser! Pourquoi ? Car contraints d’emprunter aux marchés financiers et non directement auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE) ! Et qui doit payer et bien c’est encore nous ! Pourtant certains pays respectaient le fameux critère des 3 % du traité de Maastricht comme l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie avant cette fameuse crise de 2008 ; et aujourd’hui patatras ils sont désignés à la vindicte populaire, dresser en épouvantail pour mieux nous dépecer comme l’explique J.L Mélenchon sur son blog.

Qu’importent les conséquences humaines, sociales et écologiques seule la santé des marchés prime. Vive le casino. Cette mainmise des puissances de l’argent sur notre vie, sur nos gouvernements est telle aujourd’hui que la démocratie est en danger. Une oligarchie financière mondiale, tel un spectre, ordonnance l’action des politiques ; elle place ces pions y compris à la tête des pays à l’exemple de Mr Monti en Italie ou Mr Draghi à la BCE, tous deux venant de la Goldman Sachs. La semaine dernière la chaîne ARTE a diffusé un documentaire en deux parties édifiant de clarté à ce sujet. Titré « Noire la finance » et « Le bal des vautours », il montre combien notre existence se trouve sous la coupe de la finance et des financiers et ce depuis la crise de 1929. Avec un seul but : créer de la liquidité, faire de l’argent avec de l’argent. « Prenez le pouvoir » disait-on ce printemps, oui il est plus que temps, mais comment ?

Photo A ChassaigneL’intervention citoyenne doit être constante. Faire part de ces mécontentements et porter d’autres solutions face à la crise en s’inspirant du programme « l’humain d’abord », être aux côtés des salariés en lutte en participant aux diverses manifestations à venir, suivre et faire partager les travaux de nos Parlementaires, il n’y a pas de relâche possible. L’intervention la semaine dernière d’André Chassaigne, député du Front de Gauche à l’Assemblée Nationale, au sujet du projet de loi relatif à la précarité énergétique montre qu’il faut être attentif aux propositions mises en débat. A partir d’un véritable problème il semble que les nouvelles dispositions préconisées conduisent à la disparition des tarifs réglementés. Ce n’est pas ce que nous souhaitons mais le risque est bien réel. Garantir l’accès à l’énergie passe par la mise en place d’une tarification sociale dans un cadre réglementé sinon c’est la porte ouverte aux hausses sans fin du tarif de l’électricité et du gaz telles que le réclament les opérateurs.

Cette intervention citoyenne doit contribuer à aider la Gauche dans toutes ses composantes à combattre le carcan que nous impose le TSCG, à ne pas céder au chantage du patronat et des marchés financiers. Elle seule est à même de faire bouger les lignes. Cette question a été au cœur des réflexions et débats des élus communistes et républicains du Morbihan, réunis à Hennebont la semaine passée pour préparer le congrès de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains des 19, 20 et 21 octobre à Douai (59).