Voilà maintenant 4 mois que nous avons chassé Sarkozy et l’UMP du pouvoir, qu’Hollande et le Parti Socialiste avec ses alliés Europe Ecologie Les Verts sont aux commandes des affaires de la France. Il n’est pas inutile de rappeler, pour rafraîchir la mémoire de certains et placer quelques jalons, que le Front de Gauche, le Parti Communiste Français, membre fondateur de ce rassemblement inédit qui compte dans le paysage politique aujourd’hui, ont contribué à cette victoire de la Gauche.

Photo FdG PCFLa Gauche au pouvoir se doit de réussir, et pour réussir l’heure n’est plus aux atermoiements, aux courbettes de tout genre. Ces derniers jours les choses semblent s’accélérer après une période où l’agitation a primé sur les actes. Nos parlementaires vont être saisis de plusieurs projets de lois. Certes il y a eu quelques mesures de prises cet été et en cette rentrée, d’aucun s’autorise à qualifier de « mesurettes », à l’instar de la valorisation du SMIC, de l’encadrement des loyers, de l’Allocation de Rentrée Scolaire, des dispositions pour partir à la retraite à 60 ans, de la création de postes à l’Education Nationale ou encore de la modique et provisoire baisse des carburants.

Mais les salariés de PSA, de Doux, de Sodimétal, de STX …. victimes des plans sociaux et de patrons voyous attendent plus, et de ce côté là l’impuissance de l’Etat est toujours à l’affiche. Toujours rien pour interdire les licenciements boursiers, pour imposer les décisions de justice aux patrons récalcitrants. Les attentes sociales exprimées au printemps restent entières. Emplois et pouvoir d’achat, Services Publics, démocratie sont au nombre des priorités à porter par l’action politique et l’intervention citoyenne.

L’augmentation du nombre de chômeurs ne doit pas justifier tous les compromis voir compromissions pour s’attaquer au droit du travail et ainsi donner au patronat ce qu’il ne cesse de réclamer au nom de la compétitivité et du coût du travail à savoir plus de flexibilité, moins de cotisations sociales et la disparition du Contrat à Durée Indéterminé. Le coup de pouce à minima du SMIC est loin d’être à la hauteur des besoins avec les hausses passées ou à venir des denrées alimentaires pour cause de spéculation sur les céréales, de l’électricité et du gaz en raison d’une libéralisation du marché de l’énergie. En cette période les communistes avec le Front de Gauche sont au côté des salariés qui luttent pour un autre partage des richesses et abolir durablement l’insécurité sociale.

De nombreux dossiers sont ouverts, nombre d’entre eux portent sur une refondation des Services Publics, bien mis à mal par la Droite ces dix dernières années avec la RGPP. Cette semaine, la rentrée scolaire a été différente à bien des égards mais les suppressions de 80 000 postes à l’Education Nationale pèsent toujours. Des questions fortes portant sur l’école, l’écologie, l’énergie, les territoires et leur gouvernance font faire l’objet de conférences ou autre Etas Généraux, et de projets de lois. Les communistes avec le Front de Gauche vont se saisir de ces moments de débats pour faire valoir les propositions du programme « l’Humain d’abord », que nous avons valorisé lors des campagnes présidentielles et législatives et qui mettent en évidence l’impérative nécessité de travailler à une VIème République. Nous allons travailler à la création d’ateliers citoyens, législatifs et réactiver nos assemblées citoyennes pour ce faire et ainsi ancrer notre action dans notre territoire, à partir des situations locales et les lier aux problématiques nationales et internationales. La modeste exposition-débat qui vous a été présentée sur le devenir du quartier gare d’Auray fait partie de cette démarche de participation, d’intervention et d’éducation populaire.

ReferundumLe président de la République se fait le chantre du changement, qu’il entend « construire avec les salariés et les entrepreneurs, les élus locaux et les partenaires sociaux, les associations et les citoyens ». Chiche mais alors pourquoi les priver d’un débat et d’un referendum sur le nouveau traité européen, qu’ils sont à 72 % à réclamer selon un sondage CSA pour le journal l’Humanité! Car plus d’emplois, de pouvoir d’achat, de Services Publics exigent de s’attaquer à ce qui mine notre société et notre économie à savoir le pouvoir de l’argent et de la finance ; et force est de constater que la pseudo renégociation du traité Sarkozy-Merkel n’apporte pas de changement à l’égard des marchés financiers, du rôle de la BCE.

La ratification de l’actuel projet de Traité Européen va brider l’action politique, sociale, écologique et économique de notre pays pour les décennies à venir. Demain, quelles marges de manœuvre avec un tel carcan ? Ce traité, appelé aussi pacte budgétaire ou paquet européen, durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne : il prône à la fois l’austérité à perpétuité et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. La règle d’or y est inscrite en toutes lettres avec un déficit public maximal de 0,5% du Produit Intérieur Brut contre 3% jusqu’à présent. En France, il s’élève aujourd’hui à 4,5 %. Pour atteindre les 3%, trente milliards d’euros doivent être trouvés en 2013 (40 milliards selon certains économistes car l’austérité qui s’installe réduit les rentrées fiscales !). Peut-on imaginer ce qu’il en serait pour parvenir à 0,5% en 2017 ? Ces dispositions portent en elles des menaces réelles contre les Services Publics, la Protection Sociale. Elles conduisent inéluctablement à la privatisation des services publics, à une marchandisation de tous nos biens communs (eau, énergie….) et imposent aux Etats des mesures coercitives en évitant tout débat citoyen et parlementaire en contradiction avec l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elles sont contraires à tous principes d’égalité et de justice.

Signez la pétitionDe toute évidence ce traité ne va pas permettre de répondre aux attentes sociales de nos concitoyens. L’expérience montre que ces orientations ne font qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. Il suffit de porter son regard vers les grecs, les espagnols, les portugais, les italiens … pour s’en convaincre. Aussi je ne peux qu’appeler à signer massivement la pétition pour exiger un referendum, à affirmer cette exigence démocratique en participant à la manifestation nationale du 30 septembre à Paris et à rejoindre les rangs du PCF et du Front de Gauche pour peser encore plus fort à Gauche, pour être une force incontournable à Gauche, pour donner force au changement.

Merci de votre attention. Et place à la musique !