En effet, ces élus frondeurs semblent découvrir aujourd’hui ce que d’aucun ne cesse de dire depuis plusieurs mois tant au niveau de l’action d’AQTA que de la souffrance au travail que connaissent nombres de salariés de la communauté de communes depuis janvier 2014, date de sa création, en raison d’un management inadapté et de réaffectations de poste vécues comme des mises au placard. Depuis mars 2014, il n’a pas manqué d’occasion à ces élus pour tirer le signal d’alarme, pourquoi ne l’ont-ils pas fait lors des réunions du conseil communautaire ?

Les évènements de ces derniers jours doivent maintenant conduire le Bureau communautaire à prendre l’exacte mesure du malaise et y apporter les réponses appropriées comme le demandent les représentants du personnel, en premier lieu par une aide psychologique. Le déni n’est pas de mise. En second lieu, il y a urgence à définir un projet politique qui trace les objectifs que se donnent les élus du territoire. Ce projet doit placer comme prioritaires la mise en œuvre des compétences obligatoires telles que le développement économique et l’emploi, la transition énergétique, la gestion et le traitement des déchets, l’assainissement et la distribution de l’eau potable, la mise en place d’un véritable plan de déplacement avec l’arrivée du Bretagne Grande Vitesse et la création du Pôle d’Echange Multimodal (PEM).

La prise de nouvelles compétences n’est pas à éluder mais les communistes du Pays d’Auray conviennent qu’il faut d’abord bien exercer les compétences obligatoires, en ayant des objectifs bien définis, avant de s’aventurer plus en avant. La communauté de communes d’AQTA doit être un outil facilitateur de coopération, de partage et de mutualisation pour les communes et non un intégrateur de compétences qui viderait les communes de tous pouvoirs d’actions de proximité, notamment dans les domaines de l’enfance, de la jeunesse, du sport et de la culture, de l’action sociale.

Auray, le 09 septembre 2015.