L’instant n’est pas à coiffer la colère d’un bonnet rouge pour mieux la contenir ou la détourner mais à la dépasser pour construire des alternatives durables, sans bâillon ni maître. Tout en dénonçant les véritables responsables de cette tragédie, les salariés, avec leurs syndicats, dans leurs entreprises et localités en premier lieu, doivent y travailler démocratiquement, en veillant que leur luttes ne soient dévoyées au seul profit du patronat et des actionnaires de l’agro-industrie. En cela se saisir du Pacte d’Avenir pour la Bretagne, malgré ses insuffisances, est la voie à privilégier pour faire valoir leurs savoirs faire, leurs revendications sociales, en conciliant actions revendicatives et négociations. C’est ainsi qu’ils donneront le cap à suivre à ce gouvernement qui reste sourd à leurs attentes car plus prompt à répondre aux diktats de la finance et du MEDEF. Ils montreront aussi à celles et ceux qui attisent la révolte pour mieux servir leur dessein de revanche ou de chaos, et ainsi se dédouaner de leurs propres responsabilités, qu’ils ne sont pas dupes, qu’ils ne se trompent pas de combat.

Le Front de Gauche du Morbihan, qui partage les colères des salariés bretons frappés par cette crise qui menace les équilibres sociaux et économiques de la Bretagne, leur apporte son soutien. Pour lui la meilleure des réponses réside dans le refus des licenciements boursiers, la valorisation du travail et des salaires, une agriculture respectueuse de l’environnement, une fiscalité qui confirme l’égalité des citoyens devant l’impôt, une autre répartition de la richesse et une sécurisation de l’emploi qui préserve la dignité humaine. Il appelle à un rassemblement à Hennebont le samedi 16 novembre 2013 à 14 heures 30, place de la mairie, pour porter ces exigences.