Un programme stratégique économique a été présenté et adopté à l’unanimité. J’ai tenu à saluer le travail réalisé et dis qu’il constituait une bonne base de travail pour la nouvelle intercommunalité. J’ai souligner que renforcer le pilotage du service économique de l’interco, mettre en place un observatoire de l’activité économique, déployer le Très Haut Débit et conforter l’industrie étaient des éléments de réponses aux questions et attentes des chefs d’entreprise mises en exergue dans l’étude menée par le CODEPA sur la diversification économique du Pays d’Auray, qui d’ailleurs sera présentée mardi prochain à l’issue de l’AG du CODEPA à la mairie annexe de Brec’h à partir de 18 h 30.

Ce programme a appelé quelques remarques de ma part néanmoins:

Les zones d’activités sur Auray/Brec’h et particulièrement Porte Océane : la volonté de conserver la vitalité commerciale des centres bourgs c’est très bien, il faut le faire mais vouloir développer une offre commerciale périphérique complémentaire à celle du centre ville d’Auray n’est pas s’en interroger ; avec aujourd’hui le visage que prend le pôle tertiaire de Porte Océane où s’y installent de plus en plus de structures de services à la personne (ophtalmologue, radiologue, dentistes) et de services publics (je pense à la CAF) je crains que l’on affaiblisse et déporte le commerce du centre ville ; j’ai bien noté que notre objectif est de compléter l’offre existante en centre ville d’Auray , des professionnels de santé notamment ; reste que les modalités de mise en œuvre (action 11) n’y participent pas à mon avis. Nous ne pouvons pas nous contenter de vœu pieu.

Le soutien aux activités primaires ne peut pas se limiter à un soutien aux filières courtes pour l’agriculture, qui est une bonne piste pour les producteurs locaux, encore faut-il que nous préservions des terres à proximité des centres villes et des bourgs pour le maraîchage et que l’on veille à l’installation de jeunes agriculteurs en lieu et place des concentrations qui s’opèrent aujourd’hui ;

Et je pense à une autre activité primaire : la conchyliculture dont la profession avait demandé lors des discussions sur le SCoT la création d’une plateforme logistique sur Auray comme facteur de développement de leur activité, cette demande ne semble pas trouver de réponse dans ce programme.

Une activité économique est absente de la réflexion à mon avis, il s’agit de l’activité portuaire ; elle est peu présente sur Auray communauté aujourd’hui, il n’y a que le port de St Goustan, mais il serait bon de l’intégrer, demain avec la grande interco cette problématique méritera d’être prise avec plus de considération.

Enfin il y a besoin de se préoccuper du devenir des petites entreprises dans les prochaines années du fait du départ en retraite de leur chef d’entreprise, la question des reprises doit être prise en considération au plus tôt pour ne pas voir en disparaître faute de repreneur.

Carte synthèse ateliers CODEPAConcernant le développement du réseau de transport collectif « Auray bus », j’ai noté que les propositions formulées étaient intéressantes et qu’elles s’inscrivaient dans le schéma des déplacements du Pays d’Auray. J’ai toutefois demandé que cette nouvelle organisation soit stabilisée pour en mesurer les effets dans le temps ; car cela va faire la deuxième réorganisation du service en l’espace de 2 ans à peine aussi il faut donner du temps aux usagers pour qu’ils connaissent le service offert et qu’ils l’utilisent pleinement. Pour moi ce nouveau service de bus urbain et interurbain peut servir d’embryon pour un réseau intercommunal plus dense, les communes d’Auray, Brec’h, Pluneret et Crac’h regroupant à elles seules 30 % de la population et nombre des emplois du Pays. Favorable au scénario 3 proposé par la commission « déplacements », car pour qu’un transport collectif soit une réelle alternative à la voiture individuelle et répond aux besoins de certaines catégories de personnes (âgées mais surtout les jeunes) il faut un réseau cohérent, dont la lisibilité et l’accessibilité est forte avec un cadencement, une durée de trajet réduite, de bons points de desserte et un coût supportable pour l’usager et ce malgré le coût à supporter par la collectivité.

Cette question financière n’est d’ailleurs pas à éluder, il faut qu’à terme l’intercommunalité devienne Autorité Organisatrice de Transports et que le Versement Transport soit institué ; de plus il existe d’autres pistes de financement avec la création de la carte d’hôte partiellement financée par la taxe de séjour.

Une modification des statuts de la communauté a été adoptée pour que Auray communauté soit le porteur de projet de Pôle d’Echange Multimodal (PEM) et qu’à ce titre signe le contrat de pôle actuellement en voie d’élaboration. J’ai tenu à me faire le porte parole des inquiétudes qui s’expriment au regard de ce dossier. J’ai relevé qu’à la lecture du programme et du plan d’ensemble, présenté dans les documents remis avec l’ordre du jour, le restaurant de la SNCF est conservé, ce qui en l’état actuel du projet de contrat de pôle tend à dire qu’aucune solution n’est envisagée alors qu’il est plus que probable de le voir disparaître. Aussi j’ai posé les questions suivantes : Qu’en est-il exactement, y compris du devenir des emplois concernés ? Peut-on avoir une information ?

J’ai souligné que cet établissement répond à des besoins aujourd’hui, et qu’il conviendrait que cette problématique soit intégrée dans l’étude d’aménagement de l’ouest d’Auray pour créer un restaurant inter-entreprise.

Dans la réflexion j’irais même plus loin aujourd’hui en regardant comment travailler à la création d’une cuisine centrale sur notre territoire qui desservirait l’ensemble des restaurants scolaires du Pays d’Auray et ce restaurant inter-entreprise ; elle offrirait ainsi des débouchés rémunérateurs aux producteurs et agriculteurs locaux dans le cadre de la mise en place de circuits courts.