Lors de la réunion du comité du 07 novembre dernier à Lorient un bilan de l’exploitation du réseau de transport régional a été présenté avec un zoom sur la ligne sud : la fréquentation en 2012 a été de + 11% entre Lorient-Vannes par rapport à 2011 avec 200 000 voyages, de + 8% entre Auray-Lorient avec 106 000 voyages, de + 9% entre Auray-Vannes avec 100 000 voyages et de – 13% pour le Tire Bouchon entre Auray-Quiberon avec 133 000 voyages. Pour l’ensemble du réseau breton la fréquentation du TER a atteint 10,5 millions de voyages, soit une hausse de 5% par rapport à 2011 et de 27% depuis 2007. Ce résultat est à mettre à l’actif des élus de Gauche du Conseil régional qui ont fait le choix du transport collectif ferroviaire, dans le cadre d’une convention avec la SNCF, en structurant une offre croissante (+ de 25% depuis 2002) pour mieux répondre aux besoins quotidiens des usagers. Et le Conseil Régional poursuit son investissement avec l’acquisition de nouveaux matériels plus capacitaires pour 2014/2016. Cette augmentation de fréquentation résulte aussi d’une politique tarifaire solidaire qui fait qu’aujourd’hui six voyages TER sur dix sont réalisés avec des tarifs réduits.

Photo d'un TGVUn point sur l’avancement des travaux relatifs au projet Bretagne Grande Vitesse (BGV) a également été dressé. La construction de la ligne nouvelle entre Le Mans Rennes a débuté ; en complément de celle-ci des adaptations de l’infrastructure sont opérées ou vont l’être pour permettre le relèvement de la vitesse sur certaines sections entre Rennes, Brest et Quimper ; l’objectif est de relier la pointe bretonne en 3 heures 10 en 2017 dans le meilleur des cas. Un travail est d’ores et déjà mené sur les futures dessertes TGV : la Région a indiqué que toutes les dessertes TGV d’aujourd’hui seront maintenues en 2017 avec le BGV. Quant aux Pôles d’Echange Multimodaux, les négociations avec l’Etat, « qui rechigne à payer », sont en cours pour les contrats de pôles qui ne sont pas encore finalisés, Auray par exemple. Enfin la Région a invité à réfléchir à l’après 2017, à ce qu’il faudra engager comme investissements pour réduire réellement le temps de parcours à 3 heures entre Paris et Brest et Quimper. Un débat public est prévu à cette fin après les municipales de 2014.

Présent au titre du Conseil de Développement du Pays d’Auray (CODEPA), j’ai exprimé le besoin d’un développement optimisé des voies ferrées Auray-Quiberon et Auray-St Brieuc, qui a été mis en évidence lors de la concertation menée dans le cadre de l’élaboration du schéma des déplacements et du SCoT du Pays d’Auray comme axes structurants des transports entre le nord et le sud de la Bretagne, tant pour le voyageur que pour le fret. Concernant la tarification, j’ai réitéré ma proposition de travailler à la mise en place de la carte d’hôte. Au-delà des besoins quotidiens la question des déplacements notamment sur la presqu’île de Quiberon est un enjeu touristique et environnemental majeur ; et à l’image de ce que certaines collectivités ou pays touristiques ont développé, la vallée de Chamonix par exemple, je pense que la création d’un titre de transport spécifique est envisageable y compris d’un point de vue financier (comme je l’ai évoqué lors d’un précédent billet).

Aujourd’hui un usager TER paie en moyenne moins du tiers du coût réel de son voyage. Ramené au Tire Bouchon pour un ticket à 3,10 € l’unité (ou à 2,15 € avec le carnet de 10) la recette peut être estimée entre 250 000 € à 350 000 € pour un coût total de 1 M€. La perception d’une fraction de la taxe de séjour perçue au niveau du Pays d’Auray rapporterait selon mes calculs un montant aussi conséquent que ceux évoqués ci-dessus : l’affectation de 0,10 € de la taxe de séjour des plus de 2 millions de nuitées recensées (enquête de fréquentation hôtelière et de plein air-chiffres Insee 2011) donnerait 220 000 € par exemple. L’arrivée du BGV constitue un atout indéniable de développement du territoire mais il ne peut suffire. Des mesures propres au Pays d’Auray doivent voir le jour d’ici 2017 pour renforcer son attractivité … et la mise en œuvre de la carte d’hôte de par sa simplicité et des avantages qu’elle peut offrir en sus du transport gratuit peut y participer. Et pourquoi pas le TGV à Quiberon ?