Depuis, ils ont été élus maire et adjoint au maire, et du discours aux actes il y a de la marge. Certes la concertation va, c’est une bonne chose ; mais force est de constater aussi que le marché de l’immobilier a repris le dessus, les projets sortent, voire ressortent, des cartons. Et en l’état, je ne ressens pas de volonté municipale de mettre un frein à cette « reprise frénétique immobilière ». Loin de moi l’idée de dire qu’il ne faut pas construire de logement. Il en faut, derrière cela il y a aussi des emplois, une activité économique à soutenir. Ce qui me chagrine, c’est de voir qu’il n’est pas envisagé de maîtriser cette reprise en usant des outils qu’autorisent les règles d’urbanisme, notamment dans le cadre de la révision du Plan Local de l’Urbanisme (PLU) qui est en cours, ou dans la continuité de l’étude du centre ville.

Plusieurs projets, hors Gumenen, sont soumis à la nouvelle commission d’urbanisme depuis mars dernier : ils représentent une mise en chantier probable de près de 360 logements, dont pas moins de 200 dans le périmètre du centre ville. Bonjour la pause. Si l’étude d’aménagement du centre ville menée en 2012/13 avait freiné l’appétit des investisseurs, aujourd’hui il doit avoir confusion entre la pause évoquée et celle de la première pierre, la pose il va s’en dire. La seule évolution notable, c’est l’interprétation par la nouvelle municipalité de la règle de construction qui impose des logements sociaux pour tout projet de plus de 10 logements, que j’ai dénoncé dans un précédent billet. Sinon la commission urbanisme a repris son petit bonhomme de chemin, celui où il est plus question de subjectivité, de couleur de façade ou de type de toiture, que de fixer une ligne de conduite qui se traduise par une réelle pause dans l’intérêt des Alréens.

Qui doit l’emporter : la truelle ou l’écharpe. Il faut choisir.