Mais, il y a un mais. En l’état du dossier, le règlement du Plan Local d’Urbanisme (PLU) n’est pas respecté ; il y est dit que « les constructions neuves ou groupes de constructions neuves abritant plus de 10 logements sont autorisés, sous réserve qu’ils comprennent au moins 20 % de logements sociaux ». C’est à dire du locatif social. Ce n’est pas le cas avec ce projet, combien même que favoriser l’accession sociale est une bonne chose pour aider les jeunes ménages à devenir propriétaires.

Va t’on revenir aux errements anciens où le logement social est à cantonner dans des quartiers spécifiques comme le Gumenen ou Parco-Pointer ? Depuis 1995, la Gauche s’est efforcée à rééquilibrer le logement locatif social sur l’ensemble de la commune pour favoriser la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle. C’est aussi cela le bien vivre ensemble. Cette approche n’est pas semble t-il celle de la nouvelle municipalité ; c’est dommageable pour l’avenir.

Ce projet, haut de gamme, s’adresse plutôt à une population senior si l’on en croit le promoteur. Cela est loin de répondre aux problématique relevées par le diagnostic établi pour la révision du PLU notamment le fait que l’indice de jeunesse est faible dans ce secteur de la ville : il y a un jeune de moins de 20 ans pour trois personnes âgées de plus de 60 ans. La municipalité accentue de fait le vieillissement de la population à Auray et fera ainsi que le nombre d’actifs restera toujours aussi faible pour une ville centre comme Auray.

Se battre pour l’emploi, c’est aussi se battre pour du logement accessible, en quantité et en qualité, dans un cadre de vie agréable et valorisé pour tous sans distinction de revenus.