Un certain nombre de bordereaux traitait de renouvellement de conventions de partenariat avec des associations dans le cadre des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) imposés par la réforme des rythmes scolaires, de garanties d’emprunts à des bailleurs sociaux et de demandes de subventions pour des investissements en 2016.

Un bordereau concernait la modification de deux dispositions des statuts d’Auray Quiberon Terre Atlantique (AQTA) :

  1. en matière d’aménagement de l’espace communautaire, il est acté que l’aménagement opérationnel du Pôle d’Echanges Multimodal (PEM) de la gare d’Auray relève d’AQTA ;
  2. la compétence Enfance jeunesse est quant à elle restituée aux communes concernées.

Un bordereau portait sur la signature du contrat de ville d’Auray entre l’Etat, la Région, le Département, AQTA et différents partenaires institutionnels ou associatifs. Ce contrat qui s’inscrit dans le cadre de la Politique de la ville prévue par la loi de programmation de la ville et de la cohésion urbaine du 21 février 2014 concerne les quartiers du Gumenen-Goaner et du Parco-Pointer définis comme prioritaires par l’Etat. Le dossier de 95 pages, seulement remis aux conseillers municipaux 5 jours avant la séance du conseil municipal, définit les orientations et les relations entre les partenaires sur une période de 6 ans. Il se décline autour de 4 thématiques : la cohésion sociale, le cadre de vie et la rénovation urbaine, le développement économique, la citoyenneté et les valeurs de la République. Les questions liées à la jeunesse, à l’égalité entre les hommes et les femmes, la gouvernance sont par ailleurs traitées de manière transverse.

Je suis intervenu pour dire que:

« Le dossier qui nous est soumis est conséquent, il est dommage de n’en prendre connaissance qu’au Conseil municipal aujourd’hui. Au regard des enjeux et des orientations qu’il énonce, un examen en commission ad hoc aurait été bien utile de mon point de vue.

Au delà de la signature, un énorme travail reste à faire : la déclinaison en fiches actions ou la mise en place de diverses organisations telle que la Gestion Urbaine de Proximité. Je relève que l’Intercommunalité occupe une place importante dans le contrat : on y retrouve le Plan Local de l’Habitat (en cours d’élaboration à AQTA), la conférence intercommunale du logement (à créer), le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, et en matière de financement le Pays avec la Région via le Contrat de Partenariat pour ne citer que cela. Aussi il va falloir se mettre au travail pour coopérer au mieux des intérêts des habitants des quartiers concernés.

Quelques remarques toutefois. L’accès aux droits est souvent évoqué notamment pour la CPAM. Mais depuis le 1er septembre, quid du service à Auray avec la fermeture des bureaux de la CPAM. Où en sommes-nous avec la création d’un accueil en lieu et place de ces services disparus ? Cette question d’accès aux droits ne se limite pas qu’à la CPAM d’ailleurs; et il me semble que ma proposition de création d’une Maison de la Justice et du Droit dans le Pays d’Auray trouve ici toute sa pertinence. Concernant la mobilité et les transports collectifs qui figurent aussi en bonne place comme enjeu prioritaire, il y a lieu de relever la contradiction entre cette volonté d’agir pour y répondre et la modification de la desserte d’Auray Bus en cette rentrée qui supprime le passage du bus dans le quartier du Gumenen. Par ailleurs, comment va-t-on intégrer au Plan Local de l’Urbanisme (PLU), et la concrétiser, la prise en compte de la bande des 300 mètres autour des quartiers du Parco et du Gumenen pour favoriser la mixité sociale via l’accession sociale tel que le préconise le contrat ?

Ce contrat a néanmoins le mérite de mettre en lumière tous les partenariats possibles et nombre des orientations énoncées vont dans le bon sens. Nous jugerons donc sur pièce leur mise en œuvre. »

Dans sa réponse, le maire a précisé que la CPAM était toujours à la recherche d’un local et que cela était en bonne voie (un local commercial s’est libéré place G.Deshaye et semble correspondre aux besoins de la CPAM). Il a aussi admis que la création d’une Maison de la Justice et du Droit était une bonne piste à travailler mais en intercommunalité. Quant à Auray Bus, il n’est pas supprimé mais remplacé par un service à la demande. Il convient que les conseillers n’ont pas été dans leur majorité associés mais rappelle que c’est l’Etat qui pilote ce dossier et qu’il y avait beaucoup de monde autour de la table. Il n’est pas cependant opposé à ce que les conseillers, qui le souhaitent, participent à l’élaboration des fiches actions.

Autre bordereau : l’adhésion de la ville d’Auray à la charte « Ya d’ar Breizhoneg ». L’Office Public de la Langue Bretonne qui a pour objectif la définition et la mise en œuvre d’actions pour promouvoir et développer la langue bretonne mène une campagne dans ce cadre ; celle-ci porte le nom de « Ya d’ar Breizhoneg » et signifie « Oui à la langue bretonne ». Le Conseil Municipal a donné son accord pour adhérer au premier niveau de la charte. Pour rappel, lors de la campagne municipale de 2014, interrogé par « Ty Douar a Alré » à ce sujet, la liste que je conduisais avait donné son accord pour y adhérer au niveau 2.