Suite à une insuffisance (constatée ou supposée ?) de places lors d’un marché début juillet la municipalité a pris la décision de remettre la rue Clémenceau dans le périmètre arrêté par le Conseil Municipal en début d’année. Pour rappel un groupe de travail, que j’ai animé 6 mois durant et constitué d’élus et de représentants des commerçants du marché, avait, après maintes réunions, redessiné un nouveau périmètre et fixé les conditions d’attribution des emplacements aux commerçants dont les étals étaient appelés à être déplacés : réinvestir la place Notre Dame, supprimer du périmètre les rues du lait, Clémenceau et Foch, prendre en compte l’ancienneté et donner priorité aux déballeurs présents tout au long de l’année. Il faut savoir que ce travail résultait de l’obligation d’assurer la sécurité des biens et des personnes en application des dispositions relatives aux secours en cas d’incendie et d’accident lors du marché du lundi à Auray et cela à la demande expresse du SDIS 56. Par conséquent de nouveaux emplacements ont été attribués notamment place Notre Dame aux déballeurs qui ne viennent que quelques mois, voir que quelques lundis selon la saison et la chalandise. Il va de soi que ces nouvelles règles ne conviennent pas à certains d’entre eux et ils n’ont pas manqué à le faire savoir aux placiers. Parallèlement une pétition de commerçants sédentaires et non sédentaires réclamait la réintégration de cette rue au sein dudit périmètre.

J’ai constaté de visu (et avec moi les représentants des commerçants) que cette mesure, à l’essai certes, s’est traduite en application du principe des vases communiquant par le vidage de la place Notre Dame, qui était censée être occupée en totalité, les étals se replaçant rue Clemenceau ! Dur pour les déballeurs qui ont joué le jeu de voir des collègues reprendre leur ancienne place. Dur pour l’automobiliste dont la voiture a été expédiée à la fourrière de voir que la place de stationnement qu’il occupait est inoccupée, pire d’y voir un autre véhicule (sans PV bien sur, et à ce jour 80 voitures ont subi cette dure loi !). La réorganisation du marché du lundi n’a pas été chose facile. Elle a demandé beaucoup de temps d’écoute, de concertation et de travail de terrain. Elle a nécessité un fort engagement des services de la ville et des placiers. Elle a imposé de nouvelles règles aux déballeurs. Elle a bousculé les habitudes et les repères des clients. Elle a fait naître des oppositions et des mécontentements. Mais fallait-il s’empresser de revoir la règle pendant la saison ? Et d’inscrire cette modification du périmètre à l’ordre du jour du Conseil Municipal de septembre 2012 ! Au-delà de l’objectif de sécurité qui est atteint, cette réorganisation a aussi pour ambition de redynamiser le marché, notamment en saison creuse, et d’accroître l’efficience des services de nettoiement de la ville grâce à une optimisation du domaine public occupé par les déballeurs. Le pari n’est pas d’être le plus grand marché en nombre de déballeurs mais en qualité de produits et de services pour la population alréenne et des alentours (des touristes en été aussi), pour que les commerçants non sédentaires qui y viennent en vivent toute l’année. Et de toute évidence ce n’est pas en quelques semaines, en une saison que cela devient possible. D’autant plus que des ajustements seront nécessaires pour parvenir à faire de la place Notre Dame le deuxième pôle central du marché d’Auray, après celui constitué autour des halles. La concertation doit reprendre pour y parvenir.

Jeux Square FratelliniQuelques heures après, le groupe majoritaire municipal « Unis et Solidaires pour Auray » a tenu sa première réunion depuis l’élection du nouveau maire. Elle a eu pour objet l’examen de l’ordre du jour du Conseil Municipal du 24 septembre prochain. La lecture et l’explication sommaire des 37 bordereaux qui seront remis aux conseillers municipaux dans les 5 jours qui précède le CM n’ont pas suscité beaucoup de remarques. J’ai seulement demandé avec insistance le retrait de la question relative à la modification du périmètre du marché du lundi, ce que j’ai obtenu. Deux questions diverses ont été mises en débat. Le devenir du bâtiment actuellement occupé par l’école Diwan au Gumenen : dans le cadre du renouvellement urbain du quartier faut-il oui ou non conserver ce bâtiment et pour y faire quoi ? Quid de Diwan ? Et la sécurisation des espaces jeux pour enfants : deux conceptions de leur aménagement s’opposent : faut-il oui ou non les clôturer ? Affaires à suivre donc !

Dessiner le centre ville de demain, voilà la proposition faite aux alréens ce mardi soir à Athéna. Plus d’une centaine de participants aux 3 ateliers ; ils ont planché durant trois heures pour dresser un état des lieux partagé. Cette concertation, élargie à la population, a été menée à partir des problématiques identifiées par l’équipe pluridisciplinaire en charge de l’étude urbaine du centre ville. Elle doit aider à pointer les atouts et les faiblesses du centre ville, d’en définir le contour et ainsi dégager des pistes de progrès et des principes d’aménagement. Trois thématiques ont été abordées : la densification urbaine (Comment répondre aux besoins futurs de logements dans la mesure où la surface urbanisable disponible à Auray tend à se raréfier ?), le devenir du commerce (situer Auray entre Vannes et Lorient, quelle lecture du commerce à Auray, la zone d’activité concurrence t-elle le centre ville ?) et l’épineuse question du stationnement et des déplacements (nombre de places et signalétique, optimisation des espaces, place de la voiture et du piéton). J’y reviendrai.

Crèche AurayLa commission des finances s’est tenue mercredi, comme à l’accoutumée elle a pris connaissance de l’ordre du jour du prochain conseil. Contrairement à la réunion du groupe, les bordereaux sont remis aux membres de la commission. Au delà des autorisations à donner au maire pour signer des conventions et demander des subventions pour des travaux qui seront inscrits au Budget 2013, deux bordereaux ont principalement retenu mon attention. Les rapports d’observations de la chambre régionale des comptes sur la gestion des exercices 2008 et suivants de la commune et du CCAS : il n’y a pas d’irrégularités constatées mais des recommandations qui méritent des positionnements politiques (au sujet des travaux en régie et de la petite enfance notamment). Et la mise en place d’un dispositif de protection sociale complémentaire visant à garantir le maintien du salaire du personnel communal en cas d’arrêt du travail et d’invalidité : c’est une bonne chose mais attention à ne pas ouvrir la porte aux assurances privées ! L’économie sociale et solidaire doit être soutenue car elle est un acteur essentiel du développement social et économique de nos territoires. Le maintien du salaire oui mais il faut aussi que l’organisme retenu demain soit en capacité de mettre en œuvre des dispositifs non coercitifs favorisant la reprise du travail.

Et la semaine s’est achevée par la fête de l’Humanité, fête attristée par la disparition de notre camarade Guy Massaro. Adieu l’ami, merci pour ton combat pour plus de justice et l’humain d’abord et ….ton travail d’administrateur du blog du collectif Front de Gauche des pays d’Auray et Port-Louis, tu vas nous manquer.