Et à la clé il préconise une réorganisation de la semaine scolaire pour alléger les journées mais aux frais des communes qui se doivent de proposer des activités sportives, culturelles et ludiques. L’Etat qui devrait définir les règles au niveau national pour garantir l’égal accès au Service Public de l’Education et en assurer le financement se défausse une nouvelle fois.

Il en est de même pour la scolarisation des enfants de moins de 3 ans. Au nom du sacro-saint principe de non remplacement d’un départ sur deux à la retraite, ce sont 50 000 postes d’enseignants supprimés en 4 ans et la saignée se poursuit. Plus le nombre d’enseignants se réduit, plus le nombre d’élèves par classe s’accroît, et ce n’est pas parce qu’il aura moins d’enfants de 3 ans scolarisés que les choses s’amélioreront, surtout en maternelle. Cette politique de désinvestissement dans la jeunesse ne fait qu’aggraver les inégalités sociales et territoriales, et ne peut à terme qu’altérer la réussite des élèves. De plus restreindre la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ne permet ni d’absorber toute évolution démographique issue de la forte natalité en France, ni d’assurer l’arrivée de nouvelles populations jeunes dans nos communes, ni de favoriser l’activité professionnelle des femmes faute de structures suffisantes pour la garde de jeunes enfants.

Les conditions d’une rentrée scolaire encore plus dégradée en septembre 2011 se dessinent actuellement. Face au démantèlement du Service Public de l’Education résister est plus que nécessaire. L’action du Collectif « maternelle en danger » du 22 février 2011 doit en cela y contribuer, je serai donc ce jour au côté des parents, élus et enseignants au rassemblement prévu à l’école Rollo à Auray à partir de 17 heures.