Lors de la séance du conseil, je suis intervenu pour faire part de mes remarques et questions sur les bordereaux traitant des hausses tarifaires des services publics locaux, l’adoption d’une convention avec une association alréenne et la cession de biens communaux.

Grilles tarifaires des services publics municipaux

Comme chaque année, le conseil municipal est appelé à délibérer en décembre pour décider des hausses des tarifs. Je suis intervenu pour souligner que « plusieurs bordereaux nous sont soumis ce soir pour décider de l’évolution des tarifs des services publics alréens » et dire que « nous n’approuvons pas ces augmentations. Pour expliciter les choix proposés au vote des conseillers municipaux, plusieurs indices sont pris en référence (panier du maire…), d’autres éléments budgétaires sont évoqués (évolution de la masse salariale…) et de fortes hausses sont annoncées (de + 3 à +10 %). Où se trouve la cohérence ? » J’ai rappelé « que l’on ne compensera pas la baisse des dotations de l’Etat par des hausses de tarifs. De plus l’indice des prix à la consommation hors tabac est bien en dessous des évolutions proposées, le pouvoir d’achat des alréens n’a guère progressé au delà, à ma connaissance. Il serait utile de retravailler nos tarifs car des hausses trop conséquentes et générales ne sont pas toujours justes. A titre de comparaison, les prix hors tabac ont progressé de 4,7 % depuis novembre 2010 ; nos tarifs eux ont été multipliés par deux voire quatre depuis ». J’ai donné « quelques chiffres pour étayer le propos : la restauration scolaire, le repas catégorie A + 10 %, catégorie H + 17 %, la location à Keryvonnick pour une association alréenne + 23 %, la location pour le matériel la base + 12 %, la location de chapiteau aux communes voisines + 10 %, le m² de terrasse en centre ville + 9 %. » Enfin j’ai attiré l’attention de la municipalité sur la nécessité de « maintenir un principe de réciprocité entre communes» avec lesquelles nous travaillons et mutualisons nos moyens lors de diverses manifestations.

L’opposition municipale s’est abstenue.

Convention Ville d’Auray / Maison d’Animation et de Loisirs (MAL)

Voilà plusieurs mois qu’une convention d’objectifs et de moyens était en discussion entre la ville et la MAL. Le conseil municipal a été invité à autoriser le maire à la signer.

Mon intervention a été la suivante : « Il est dit que la ville réaffirme sa volonté d’instaurer un lien privilégié avec les associations alréennes. Et c’est l’objet de cette convention. On ne peut qu’y souscrire. Pour autant il ne semble pas que sa rédaction, plutôt le travail de rédaction avec le débat qui l’a entouré, fasse l’unanimité parmi les membres de la MAL. J’ai ressentie une certaine grogne chez les adhérents de la MAL. S’il n’y a pas de conflit ouvert, et ce n’est pas souhaité par les membres de la MAL, il y a une certaine tension à mon avis ou des incompréhensions qu’il faut dissiper. Là aussi, la hausse démesurée des cotisations des adhérents, y compris non alréens, n’est pas la solution à soumettre de manière abrupte pour pallier aux difficultés liées aux baisses de dotations. La question culturelle ne peut pas être vue que sous l’angle budgétaire, combien même qu’il faille être attentif au bon usage des fonds publics. La MAL est une association qui compte sur Auray et dans le Pays d’Auray. A l’heure où la communauté de communes AQTA travaille à un schéma de développement culturel, il est important d’avoir de bons rapports, d’être à l’écoute de cette association, de ces bénévoles, de les avoir à nos côtés d’une part, pour trouver des réponses adaptées au fait que la MAL rayonne au delà d’Auray ; et d’autre part, parce qu’elle est un atout du vivre ensemble, de l’intergénérationnel, du lien social. »

L’opposition municipale s’est abstenue.

Cession de biens communaux

Le conseil municipal avait à se prononcer sur la cession de bâtis et de fonciers municipaux : les anciens locaux associatifs de la rue Redien, du local associatif mis à disposition de « L’amitié gustanaise » rue St Fiacre, et de logements sociaux communaux en centre ville, rue des écoles.

J’ai dit « que la ville soit amenée à se séparer de biens communaux, car inadaptés aux besoins des populations, énergivores ou bien parce qu’une mise aux normes serait trop couteuse, cela peut se comprendre. Mais les usagers de ces locaux doivent ne pas perdre le bénéfice que leur rendaient ces biens. Vous nous avez précisé lors de précédentes séances les réponses apportées aux associations ou usagers à l’exemple de la mise à disposition de nouveaux locaux. As t’on répondu à toutes les demandes ? De mon point de vue le produit de ces biens doit être affecté à la section investissement, peut on en avoir une idée plus précise ? »

Un vote séparé a été organisé par bien communal : la vente des bâtiments anciennement occupé par des associations, toutes relogées, a été acceptée à l’unanimité ; l’opposition municipale a voté contre la vente des logements sociaux communaux.

En question diverse, j’ai fait remarqué que si « la ville d'Auray est équipée de défibrillateurs, nombre d'entre eux ne sont accessibles qu'aux heures d'ouverture des services publics. » J’ai rappelé au maire qu’il a « été interpellé à ce sujet » par des alréens et demandé si est possible d’« envisager l'installation en des lieux dont l'accès au public est possible 24 h/24 h. » En réponse, il est prévu d’en installer en centre ville (place de la République) et à St Goustan (quai Franklin).

Lors des échanges suite à une question diverse d’une élue de l’opposition (PS) portant sur la souffrance au travail, j’ai dit que « je ne me prononcerai pas sur les bordereaux relatifs aux temps de travail dont l’examen est reporté comme annoncé en début de séance du Conseil Municipal ; je préfère attendre que la réunion du Comité Technique se tienne comme convenue et connaître les réponses que vous apporterez aux questions qui vous ont été soumises hier par les représentants du personnel. Pour autant, au regard des discussions menées jusqu’à présent et des éléments en notre possession, il y a des zones d’ombre qui sont de nature à inquiéter les agents quant à leur devenir, notamment les agents contractuels ; certains personnels contractuels ont été remerciés ou sont sur le point de l’être. La question de l’emploi est centrale et prioritaire pour nombre de gens, il faut en être conscient. »

A la suite d’une question diverse d’un élu de l’opposition (apparenté PS) qui traitait de l’armement de la police municipale en raison de l’état d’urgence, j’ai déclaré avoir « déjà eu l’occasion de le dire : je ne suis pas favorable à l’armement des policiers municipaux. La police municipale a pour principale mission de faire appliquer les arrêtés du Maire, de faire de la prévention. Il convient surtout de veiller à ce que la gendarmerie d’Auray dispose de moyens pour assurer ses missions régaliennes. »