Le Préfet du Morbihan a fixé par Arrêté le périmètre du nouvel Etablissement Public de Coopération Intercommunal (EPCI) issu de la fusion de quatre intercommunalités et des quatre communes isolées du Pays d’Auray. Le conseil a adopté à l’unanimité la proposition préfectorale. Ci-après ma déclaration:

''En validant ce périmètre nous dessinons plus qu’un territoire géographique ou administratif nouveau. Il faut le voir comme un outil fédérateur pour améliorer la réponse aux besoins de proximité de nos populations, pour travailler ensemble et développer des synergies entre nos communes qui ne doivent pas disparaître. Les habitants de notre territoire vivent une multi territorialité, ils habitent dans le Pays d’Auray mais travaillent, étudient ou se soignent dans les agglomérations voisines. Cet EPCI doit donc s’ouvrir aux territoires voisins et développer des partenariats pour renforcer les solidarités et les coopérations dans les domaines de l’aménagement urbain, de l’économique, du social, des transports, de l’environnement. Nous devons exister entre et non se placer en concurrence avec les Communautés d’agglomération de Vannes et Lorient, et ainsi être un interlocuteur plus fort pour peser avec elles face au pôle métropolitain Loire Bretagne qui prend forme avec les villes de Nantes, Rennes et Brest en application de la réforme territoriale de 2010. Cet EPCI doit se conforter à l’avenir en s’appuyant sur un projet de territoire construit et partagé par les élus mais surtout par les habitants de ce territoire, il convient pour ce faire d’associer les forces vives de nos communes. Un projet ne peut pas se résumer à la compilation des compétencesRoland assurées aujourd’hui par les différentes intercommunalités du Pays d’Auray, combien même que la loi nous offre peu de marge en cas de fusion et qu’il faille trouver des pistes pour assurer la continuité des services rendus. Ce projet doit prendre appui sur les travaux conduits depuis plusieurs mois dans le cadre du Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), du schéma des déplacements et du Pôle d’Echange Multimodal. Il doit aussi maintenir un lien fort avec Belle Ile. Il doit enfin permettre de construire l’organigramme opérationnel à mettre en place au niveau des Ressources Humaines. Je propose de travailler à forger une identité intercommunale nouvelle en organisant un ou des évènements qui mobilisent nos populations, à cette fin je suggère d’organiser des assises de l’intercommunalité d’ici la fin de l’année 2013. Il ne faut pas voir dans ce propos une quelconque crainte ou opposition de ma part à la création de cet EPCI, au contraire mais il nous faut le bâtir avec les habitants de nos communes''.

Lors du Débat budgétaire je suis intervenu pour que les engagements actés dans le Plan Pluriannuel des Investissements (PPI) soient maintenus et tenus dans les années à venir avec la création du nouvel EPCI au 1er janvier 2014, notamment au sujet de la construction de la salle de sport dédiée à la gymnastique, le Patronage Laïque d’Auray (PLA) étant très préoccupé quant à l’avenir de ce dossier. De nombreuses interventions ont suivi pour que cet équipement voie un début de concrétisation dès 2013 (achat du terrain, architecte…).

Concernant le futur Pôle d’Echange Multimodal de la gare d’Auray (PEM) dont le coût total d’aménagement est estimé à 30 millions d’euros à ce jour, j’ai demandé la nature des travaux envisagés par Auray-communauté pour un montant prévu à hauteur de 5 millions d’euros et échelonné entre 2013 et 2016 au PPI. Il a été répondu qu’il s’agit de montrer la volonté d’Auray communauté de participer à la réalisation de cette opération.

Feuille d'impôtsJ’ai noté qu’il n’était pas envisagé d’augmenter le taux de la Taxe d’Habitation part intercommunale, et fait remarqué qu’il fallait être attentif à la situation des ménages qui se trouvent très sollicités actuellement dans le cadre des politiques de réductions des déficits publics. Enfin, au regard des montants inscrits en dépenses au PPI (46 millions d’euros) et ayant relevé que le niveau d’autofinancement (32 millions d’euros) était très ambitieux alors que les recettes notamment d’Etat ne sont pas garanties, j’ai interpellé les membres du conseil sur notre capacité à le mener à son terme sans accroître la pression fiscale et/ou l’endettement. Pour ma part ce débat a mis en évidence les contradictions dans lesquelles se trouvent les collectivités locales avec la politique d’austérité qui leur est imposée. Au vu des baisses drastiques des dotations de l’Etat en 2014 et 2015 et des incertitudes en matière de politique fiscale et sociale du gouvernement l’inquiétude est grande de voir les collectivités en incapacité de répondre aux besoins croissants des populations durement frappées par la crise.