Face au désarroi des électeurs et à l’abstention, il nomme Valls comme premier ministre. Celui-ci dresse une feuille de route digne d’un gouvernement de droite : l’austérité aggravée à toutes les étapes de la vie. Si cette réaction présidentielle ne peut cacher, servir d’écran au fait que des considérations locales ont aussi pesé, qu’il conviendra d’analyser le moment venu, les premiers actes de ce nouveau gouvernement déroutent. Il accélère le rythme des réformes pour économiser 50 milliards d’Euros d’ici 2017, réorganiser les pouvoirs régionaux et départementaux et accorder encore plus d’allègements d’impôts et de cotisations sociales aux entreprises.

Pour le commun des mortels de Gauche que je suis il y a de quoi rester sans voix, à la garder pour soi, mais ce n’est pas la voie à suivre. Travailler à un rassemblement de la Gauche, celle qui résiste et qui ne renonce pas, pour une alternance citoyenne, en combattant les nouvelles mesures d’austérité annoncées: voilà le chemin à emprunter. Il est âpre, mais en plaçant l’humain au cœur de ce combat, il mènera aux jours heureux.

Mais comment faire ? Ce chemin doit prendre corps à partir des lieux de vie et de travail, de la ville et de l’entreprise. Nous avons vu combien il est possible de construire un collectif et de mettre en partage des idées, des propositions en quelques semaines avec les municipales. Donner suite à cet élan dans les mois à venir, c’est ce à quoi j’invite celles et ceux qui ne baissent pas les bras pour relever le défi et rallumer l’espoir. Il va en falloir et en vouloir ! A bientôt donc.