Il y a eu l’affaire Cahuzac. L’indignation était à son comble et d’aucun jurait qu’il n’en serait plus ainsi après. Il y a les renoncements du candidat Hollande devenu Président. Moi Président et Bla, Bla, Bla… et je vire à droite. S’y ajoutent les lois taclées par le Conseil Constitutionnel, les faveurs, mieux, les courbettes, à l’adresse de monseigneur Medef, la nomination du « libéral de gauche » Valls comme premier ministre, un livre de première ex- dame qui décoiffe les Goncourt et autres au top vente tant il est mordant, un secrétaire d’Etat atteint de phobie administrative qui ne paie pas ses impôts, et enfin les propos du ministre BCBG de l’économie, formé à la Rothschild, à l’égard des salariées de l’abattoir GAD du Morbihan. Illettré toi même. Non mais ! Son Larousse doit dater de 1939 où au mot Breton il est dit que le breton a partout le même caractère : très opiniâtre, très attaché à ses vieilles coutumes et à sa foi catholique et fort superstitieux, il est peu porté sur l’instruction et l’industrie.

Et à qui profite le crime ? L’extrême droite se frotte les mains. Elle, sans vertu, ni virginité, récolte les fruits des colères, des replis sur soi et surtout des rejets de toutes natures, qui renforcent les racismes, les sexismes et les xénophobies de tout acabit. Et puis voilà que Nicolas Sarkozy réapparaît. Il est triste de voir une certaine gauche faire sortir des ténèbres les pires démons.

Il a été question de confiance ces derniers jours. Si les marchés et le Medef, qui en demande toujours plus, sont confiants, il en est autrement pour les ménages. Elle a disparu et elle n’est pas prête de renaître dans ces conditions, avec des femmes et des hommes politiques habillés de rose pâle, en sauveur ou déguisés en caméléon.

Mais, maintenant, quelle alternative possible ? Elle n’est envisageable que si les forces sociales et de progrès, dans leur diversité, se mobilisent autour de propositions concrètes, clairement établies à partir des lieux de vie et de travail. Et ça urge, car avec une majorité politique étriquée, le gouvernement Valls 2 ne va pas hésiter à user des ficelles que lui donne la constitution de la Vième République pour bâillonner le peuple. Il est illusoire de croire que la seule question démocratique, surtout quand elle est bafouée, est à même de résoudre la crise actuelle, crise qui est d’abord et avant tout sociale car résultante d’une logique économique et financière dévastatrice où l’humain compte moins que l’argent.