Pour les services départementaux de l’Éducation nationale, bien loin des prétextes pédagogiques invoqués, il s’agit de répondre à la consigne nationale du Gouvernement de fermer des classes, des écoles élémentaires et des collèges avec l’espoir de récupérer des postes de professeurs, de diminuer les indemnités de Directeurs, d’augmenter les effectifs par classe.

Les faits sont têtus, même l’école subit les méfaits de l’austérité. Ceux qui nous disaient que ce secteur était préservé trouvent là un démenti cruel. En ces temps de réduction drastique des dotations de l'État aux collectivités territoriales, à court terme, la fermeture d'une école ou d’un collège peut limiter les dépenses de fonctionnement et d'investissement. C'est sur ces recherches d'économie dans les budgets communaux et départementaux que s'appuie la DSDEN pour "forcer la main" aux élus.

Toute disparition d’une école, d’un collège constitue ou constituerait un mauvais coup pour nos enfants, pour la justice sociale. Les conséquences sont catastrophiques pour l'avenir:

  • dégradation des conditions de scolarisation des enfants,
  • éloignement des écoles induisant des frais de transport pour les familles ;
  • disparition du seul service public de proximité dans certaines communes, rurales notamment, ou quartiers ;
  • décision de certaines familles de ne plus s’installer ou de s'éloigner de nos communes ;
  • entretien de structures vides, vente de biens publics ou mise à disposition de ceux-ci à des structures privées pour assurer des missions éducatives !

Alors que certains de nos territoires ne disposent pas d'écoles publiques, d'autres vont connaître le même sort. C’est l’accélération du déclin démographique des communes concernées qui s’annonce. Maires, Conseillers municipaux et départementaux, c’est vous qui prenez la décision de fermer une école, un collège. Refusez ces décisions catastrophiques aux effets désastreux pour les enfants de nos communes, pour l'avenir de nos communes, pour leurs familles, pour nos territoires !

Et défendons l’école maternelle en Bretagne. La scolarisation des enfants de moins de 3 ans fait l’objet de vives attaques. La Bretagne est dans le collimateur. Elle aurait une trop grande proportion de ces enfants en maternelle. Mais celle-ci est utile, elle permet la réduction des inégalités sociales, elle est l’occasion de véritables apprentissages. L’école maternelle, ce n’est ni la garderie, ni la crèche. Toute famille qui demande l’inscription de son enfant à partir de 2 ans doit l’obtenir. Aujourd’hui, dans certaines communes, seules 5 inscriptions d’enfants de moins de 2 ans sont autorisées et comptabilisées par école. C’est inacceptable. Nous, adhérents de l’Adecr 56, affirmons notre soutien et notre solidarité à tous les élus, parents, enseignants et personnels communaux qui protestent et s’opposent contre cette casse organisée.

Lanester, le 20 février 2016.