Mais je ne le suis pas, je réside à Auray. Et là, la question se pose différemment. Ma réponse dimanche ira au delà d’une simple demande « de rassemblement à Gauche » comme le laisse supposer un article de presse locale aujourd’hui, et qui ferait croire que je voterai pour les candidats du Parti Socialiste à Auray. Car ainsi dit, telle une ritournelle, elle ne reflète pas, loin de là, ma pensée et ne traduit aucunement le sens et le contenu du vote que j’exprimerai dimanche prochain.

Oui le rassemblement des forces de gauche sont nécessaires, mais aux seules conditions de mener une politique bien différente de celle de messieurs Hollande et Valls, soutenus par un Parti Socialiste qui a bien changé depuis 2012. Un bref coup d’œil dans le rétroviseur et je m’aperçois que le compte n’y est pas. Je ne suis pas le seul. Les résultats du premier tour des élections départementales de dimanche dernier pour preuve : en réponse aux engagements non tenus, voire aux décisions prises dignes d’un gouvernement de droite, il est l’expression des mécontentements, des déceptions, des trahisons. C’est d’ailleurs de là que nait la division. Et une semaine de campagne d’entre deux tours ne suffira pas à brouiller ma vue.

Il est révolu le temps des militants, des électeurs au garde à vous, le doigt sous la couture, où la consigne, encore énoncée aujourd’hui, à l’exemple du communiqué national du PCF d’hier que j’ai posté sur mon blog, dicte l’acte de vote. L’union de la Gauche de papa a vécu. Je suis un homme libre. Dimanche, avec mon bulletin de Front de Gauche, je réaffirmerai mon vote du premier tour, celui du rassemblement pour une alternative de gauche qui rejette toute politique d’austérité.