Certes les plus riches vont être sollicités à titre exceptionnel en 2012, de manière symbolique et somme toute dérisoirement, à la hauteur de 200 millions d’euros. Poudre aux yeux quand on sait que ces mêmes riches ont bénéficié du bouclier fiscal depuis 2005, et depuis peu de la réforme de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) qui se solde pour cette seule mesure par un manque à gagner annuel de 1,8 Milliards d’Euros de recettes pour l’Etat. Voilà une nouvelle norme fiscale : si vous êtes riche vous ne payez l’impôt que pour un temps à titre exceptionnel (tu me fends le cœur !), mais pour le plus grand nombre passez à la caisse et pour toujours. Et cette mesure ne semble pas faire l’unanimité chez les riches ; c’est fou, on vit une époque formidable ! Mr Perdriel, une des 16 fortunes françaises demanderesse d’une contribution des plus riches, trouve insuffisant l’effort demandé. Pour lui une augmentation de 5 % des impôts sur ce que touche réellement les 1 % les plus riches en France rapporteraient 5 milliards d’Euros sans que cela nuise à la croissance des entreprises et à la consommation des ménages. Alors chiche pour rétablir un impôt sur le revenu vraiment progressif.

En mettant en avant un soit disant effort équilibré qui toucherait en premier lieu les entreprises et les revenus du capital, qui en vérité ne participent provisoirement qu’à hauteur de 1,2 milliards sur les 11 milliards du plan, le Gouvernement ne veut pas admettre l’échec de sa politique et hypothéquer son avenir électoral. Tel l’arbre qui cache la forêt, avec ce plan on nous prépare des lendemains qui déchantent car après le budget de l’Etat viendra celui de la Sécurité Sociale. Il y a urgence à reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. En premier lieu il faut sortir les finances publiques des griffes des agences de notations en renforçant le rôle de la Banque Centrale Européenne et en créant un fonds de développement social, solidaire et écologique à l’échelle de l’Europe. Pour soutenir l’investissement public et l’emploi au niveau des Régions, assurer le droit à la santé pour tous, la mise en place d’un pôle financier public et d’une cotisation sociale assise sur les revenus financiers est plus que nécessaire.

Placer l’humain au cœur de l’action politique voilà le défi qu’il nous faut relever ensemble à Gauche en cette rentrée 2011 en faisant Front aux politiques d’austérité et de rigueur que nous imposent la Droite et les marchés financiers.