Cette question du pouvoir d’achat qui préoccupe la grande masse de la population active et retraitée de notre pays est au cœur de l’action de la majorité municipale d'Auray. Elle y est très attentive et y apporte des réponses au travers de sa politique fiscale (pas de hausse de l’impôt local) et sociale (faible augmentation des prix et maintien des services rendus, maintien des subventions aux associations…). Pour le personnel municipal elle a valorisé son régime indemnitaire. Alors que depuis 5 ans la droite n’a pas une seule fois donné un coup de pouce au SMIC mais plutôt pris un ensemble de mesures pénalisant le pouvoir d’achat des français. Augmentation de la base de calcul de la CSG, taxation des mutuelles, non indexation du barème de l’impôt sur le revenu, durcissement des conditions d’octroi de la demi-part pour les parents isolés, création de la TVA sociale, etc… autant de dispositifs grevant le budget des ménages déjà fragilisés par les hausses successives des carburants, de l’énergie et des denrées alimentaires.

Autre diatribe de l’opposition : le manque de transparence au sujet des travaux inscrits au budget. J’ai rappelé que les travaux sont pour leur ensemble présentés au travers d’un document unique : le Plan Pluriannuel des Investissements (PPI) ; et que ce document est validé à plusieurs reprises par le Conseil Municipal (CM). Si les travaux inscrits au BP et relevant de l’entretien du patrimoine, sans modification d’usage ou architecturale ne font pas l’objet de réunion spécifique, les élus en ont néanmoins connaissance dans bien des cas dans la mesure où le CM délibère pour solliciter des financements auprès du CG 56 ou la Région voir l’Etat (exemple : la toiture de la mairie pour 2012), ou encore par le biais du groupe de travail marchés publics ou la commission d’appel d’offres et dans tous les cas à la commission des finances ; autant de moments où des explications peuvent être apportés.

Certains travaux ne sont pas examinés par la commission travaux dans la mesure où ils relèvent d’autres commissions : les travaux d’accessibilité sont définis par la commission accessibilité, d’économie d’énergie par la commission développement durable et citoyenneté, les travaux relatifs aux déplacements par la commission urbanisme et déplacements, les aménagements des équipements sportifs et scolaires et extra scolaire par la commission enfance jeunesse et sports (par exemple les jeux à Ker Yvonnick ou au Gumenen ont été validés par cette commission le 9 juin 2011). Et les travaux courants relèvent de la responsabilité des services qui en ont la charge.

Lors de la dernière réunion de la commission travaux qui se tenait en mars 2012 avec les membres de la commission urbanisme et déplacement, il a été présenté le plan de hiérarchisation des rues qui avec les diagnostics voirie et éclairage public (diagnostics présentés en 2011 aux commissions concernées)constituent une base de travail pour répondre aux besoins d’aménagements cohérents de la ville, la commission abordera le moment venu les travaux qui en découleront ; certains d’entre eux ont déjà été présentés lors de cette réunion (Charles de Blois, rue Amiral Coudé..). Et les travaux prévus en 2012 ont été évoqués également ce jour là. Peut-être pas suffisamment aux yeux de l’opposition! Je peux l’entendre mais pas l’accepter.

J’ai montré que les travaux inscrits au BP 2012 dont les reports des années précédentes sont pour la plupart évoqués à la commission travaux (sauf ceux traités par une autre commission comme dit plus haut), par exemple :

Les travaux de St Goustan : le dossier à été abordé la première fois le 12 mai 2009, et a fait l’objet de points régulièrement ; pour rappel c’est le CM qui a validé le projet.
• Le projet de renouvellement urbain du Gumenen Goaner a également fait l’objet de plusieurs réunions de la commission : en 2010 les 16 février (ALSH) et 9 décembre (schéma directeur voirie et éclairage public), en 2011 les 23 juin et 07 juillet ou nous avons fait le point des travaux VRD.
Le pôle municipal du Penher : qui a été validé en 2009 par le CM, lors de la commission du 23 juin 2011 ces membres ont pris connaissance de la cessation d’activité de l’entreprise de gros œuvre et des retards qui en résulteraient.
• Le projet de redéploiement des services a été évoqué à plusieurs reprises en diverses occasions et le transfert du poste de police au Loch a été présenté le 12 avril 2011 à la commission. A cette même réunion un point a été dressé concernant les travaux du fronton du bâtiment où est logé l’office du tourisme et les aménagements du chemin de Kérudo ont aussi été validés.
• Les opérations qui font l’objet d’une demande de subvention 2012 ont été abordés le 11 octobre 2011 à savoir : le columbarium, le chemin de Kérudo, les bureaux de police au Loch et la réfection de la toiture mairie…

J’ai indiqué que l’on pourrait reprendre l’ensemble du BP et montrer que les travaux ne sortent pas du chapeau mais traités et validés collectivement par les commissions permanentes du CM, faut-il encore y participer ! Et pour finir j’ai dit que certains travaux n’étaient pas du ressort de la collectivité même si elle ne s’en désintéresse pas au regard de la gêne occasionnée: les travaux des concessionnaires de réseaux tels que les branchements électrique, les réfections de réseaux d’eaux potable ou usées…. S’ils font l’objet de deux réunions annuelles pour caler les plus conséquents d’entre eux il subsiste toujours des travaux non programmables à long terme.

Après ces échanges le CM a voté le budget 2012, l’opposition s’étant abstenue.