Le conseil entendait ainsi marquer son ambition en matière de développement économique d’Auray et des communes limitrophes au regard des enjeux identifiés à savoir :

• L’existence d’une réserve foncière d’environ 15 hectares au nord de la gare d’Auray très convoitée par les promoteurs immobiliers ;

• La création d’un Pôle d’Echange Multimodal (PEM) à la gare d’Auray en lien avec le Bretagne Grande Vitesse (BGV) ;

• Le besoin impératif de désenclaver la zone Porte Océane actuellement en cul de sac et en fort développement, ce qui génère des conflits en matière de déplacements qui, si rien n’est rapidement fait, risquent de nuire aux entreprises et activités présentes dans la zone ;

• La nécessité de la communauté de communes d’intervenir face aux projets privés qui émergent.

Je suis intervenu pour dire que cette étude était à voir comme une étude prospective pour anticiper les évolutions à venir et que, si elle définit un schéma de principe d’aménagement général, elle appelait à être complétée par d’autres études et réflexions, notamment sur les flux et déplacements induits par l’urbanisation prévue, pour en mesurer l’incidence sur les axes et voiries existantes afin d’éviter de se retrouver en impasse dans tous les sens du terme comme aujourd’hui à Porte Océane. J’ai rappelé la forte attente exprimée lors de la réunion publique du 11 juillet à Brec’h pour que soit désenclavée la zone.

J’ai demandé aussi à voir, d’un point de vue opérationnel, de quel outil nous avons besoin et de quel outil nous allons nous doter pour une maîtrise complète du foncier et de l’urbanisation à venir. En cela j’ai réitéré ma préférence pour que l’intercommunalité de demain se dote d’une Société Publique Locale d’Aménagement et opte pour des ZAC pour des logements.

En matière de concertation, il y a un enjeu fort pour que la densification supposée avec ce projet soit comprise et partagée, j’ai donc souligné le besoin de mettre en place un atelier permanent de discussion et d’échange avec la population et les différents acteurs économiques et sociaux du territoire pour accompagner ce projet. En effet pour moi tout projet n’a de sens que s’il vise à promouvoir l’émancipation humaine, celle des femmes et hommes qui vivent le territoire, y travaillent.

J’ai également dit partager la nécessité de renforcer ce qui constitue la marque identitaire de cette agglomération alréenne, à savoir les vallées du Reclus et du Loch qu’il faut voir comme un atout à forte valeur écologique et non comme une rupture d’urbanisation pour créer du lien entre l’urbain et ses poumons vert. J’ai proposé pour ce faire de mettre à profit l’existence des Zones 2Au, Naz et A du plateau de Kéropert au PLU d’Auray pour créer un grand parc urbain en relation avec la vallée du Reclus et créer ainsi un trait d’union entre la ville et les zones d’activités. J’ai indiqué que l’on marquerait ainsi notre volonté de préserver cet environnement et de conserver le dernier hameau d’Auray (Kéropert) et que l’on poserait les jalons de l’extension urbaine de la ville d’Auray.

Enfin j’ai souligné la contradiction qu’il y a à vouloir mettre en valeur les entrées de ville, idée que j’épouse, et proposer l’installation d’une grande surface commerciale dans une des entrées identifiées de l’agglomération, à Kérispert pour ne pas la citer, surtout lorsque l’on connaît la qualité et l’esthétique des bâtiments construits ici ou là.