Logo ADECR 56Cher(e)s camarades, Cher(e)s collègues,

Bienvenue au stand de l’Association Départementale des Elus(e)s Communistes et Républicains du Morbihan. Les choix humains et solidaires, que nous portons en tant qu’élus, sont mis à mal par la politique menée par le Président de la République et ses gouvernements depuis 2012. Politique que je ne développai pas tant les griefs sont nombreux, mais il est juste de dire que cette politique nourrit les méfiances à l’égard des élus, qu’elle fait le lit de tous les replis, de toutes les intolérances, qu’elle menace la démocratie locale.

Nous sommes conscients que cette politique, désastreuse pour la Gauche dans toutes ses composantes, est source de dangers pour le vivre ensemble, la cohésion sociale, la République. Mais Hollande et Valls, eux, restent sourds aux mises en garde et aux oppositions exprimées par les populations, par les élus locaux, à l’exemple des milliers de motions et de vœux de conseils municipaux qui rejettent les baisses de dotations et les réformes territoriales en cours. Droit dans leurs bottes libérales, à marche forcée, ils instaurent l’austérité comme règle de vie pour l’action publique, en n’hésitant pas à bouleverser nos institutions, à saigner à blanc les collectivités locales, et à discréditer l’impôt.

En tant qu’élus, nous sommes en première ligne pour voir combien cette politique d’austérité menées au nom de la compétitivité, pour mieux servir le MEDEF et la finance et obéir aux injonctions de Bruxelles, mettent à mal nos populations et nos services publics. D’autant plus à cette heure où dans nos collectivités s’ébauchent les budgets 2015 ; oui les baisses de dotations vont pesées sur les choix, d’autant plus fortement que la Droite dirige un grand nombre de ces collectivités depuis mars dernier. Elus de droite qui en demandent encore plus : plus de réductions des dépenses publiques, plus de libéralisme. Ici où là, des abandons de projets, des hausses de tarifs de services municipaux sont annoncés, décidées. Ici où là le personnel est montré du doigt, les associations appelées à l’effort.

ASSEMBLEE-ILLUSCette situation de quasi rupture du contrat social issu du Conseil National de la Résistance n’est pas inéluctable. Des luttent existent malgré les difficultés à mobiliser et leur insuffisance. Il en est ainsi des personnels hospitaliers du Morbihan, de Vannes, Port-Louis, Lorient et Pontivy, qui luttent pour obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de leurs services. Il en est ainsi des salariés dans les entreprises à l’exemple de STX à Lanester. Il en est ainsi des habitants des iles du Morbihan, victimes des choix de gestion de la droite morbihannaise, qui se mobilisent et s’organisent pour que la continuité territoriale soit assumée et assurée dans le cadre du service public, un service qui garantit l’égalité de traitement et la péréquation tarifaire.

Dans ce contexte de crise profonde de la politique, de crise sociale et démocratique, l’heure est à faire renaître l’espoir pour un autre horizon. Aussi, malgré les pertes aux élections de mars dernier, les élus communistes et républicains constituent des points d’appui pour construire les résistances et faire bouger les lignes. Nous nous devons d’être au côté des luttes et de travailler à des rassemblements utiles, avec et à partir des préoccupations des populations, là où elles vivent, là où elles travaillent.

Nous ne sommes pas d’ailleurs les seuls à penser qu’on peut faire autrement. A nos côtés, ou dans la même direction, il y a des citoyens, des acteurs sociaux, associatifs, des élus de gauche progressistes voire socialistes déçus de l’action gouvernementale qui se posent les mêmes questions. Le congrès de l’ANECR des 5, 6 et 7 décembre prochains, ainsi que les échéances électorales à venir en 2015, sont des rendez-vous de nature à y répondre. L’ADECR 56 est aussi un outil au service des élu(e)s du département pour mettre en commun nos questionnements, nos réponses et ainsi participer à la transformation sociale et démocratique dont notre pays à besoin. Alors rejoignez nous.