Quinze années d’intervention guerrière au Moyen Orient et qu’en reste t’il ? Des milliers de vies détruites, des populations déplacées, des réfugiés qui cherchent leur salut en Europe, des Etats déstabilisés par la guerre. Et de ces ruines nait une bête immonde.

Situations de désespoir qui, malheureusement utilisée à des fins politiques intérieures par certains à droites et à l’extrême droite en cette période d’élections régionales, sont de nature à renforcer le sentiment d’insécurité, à nourrir le rejet de l’autre et à conduire au vote droitier ou extrémiste.

Il est plus que temps de mettre la justice et le droit international au cœur des solutions. Poursuivons les terroristes, ces barbares de Daesh et leurs soutiens ; et à l’image de ce que les peuples libérés du joug nazi ont su faire en créant un tribunal international à Nuremberg, jugeons-les, avec justesse et sévérité.

A cette heure de grande tristesse, nous devons interroger le projet de société qui se construit en France, en Europe et dans le Monde pour adresser à notre peuple, à notre jeunesse surtout, un message d’espoir en lieu et place de l’abîme sectaire de fanatiques qui usent d’une religion pour servir leur méfaits de haine et d’intolérance.

S’interroger, c’est dire nommément les choses ; c’est dénoncer ces relations diplomatiques, économiques et financières de la France avec certains de ces pays du Golfe qui sont loin d’être clairs.

S’interroger, c’est dire que l’éducation et la culture doivent aider à vivre la République, à donner un contenu à notre devise Liberté, Egalité et Fraternité.

S’interroger, c’est dire que telle l’activation au maximum du plan Vigipirate, l’opération Sentinelle, l’empilement de lois sécuritaires, l’état d’urgence qui vient d’être institué ne constitue pas une solution durable à long terme.

Car, comme l’a dit A. Chassaigne à l’assemblée Nationale, l’Etat d’urgence ne doit pas dissimuler « d’autres urgences » à traiter au niveau national et qui sont de nature à apporter des réponses à tout ce qui touche au vivre ensemble.

Il y a quelques jour, l’ANECR a déclaré que « la sécurité et la démocratie vont de pair », tout comme il ne peut y avoir « de cohésion nationale sans cohésion sociale ». Veillons à ne pas renforcer l’une en affaiblissant l’autre.

Chaque élu Communiste et Républicain engagé à plein auprès de ces concitoyens, avec les agents des collectivités, au cœur de la vie de sa commune doit promouvoir la paix et poursuivre son action de défense des services publics et de la démocratie. L’Adecr 56 est là pour l’aider.

Aujourd’hui, tout comme hier, ensemble, nous devons continuer à porter nos exigences, celles de nos populations, en veillant au respect des libertés fondamentales, car cette triste réalité ne fait pas ombre à la politique d’austérité budgétaire qui nous prive de moyens pour faire face aux besoins. Certes le Président de la République a dit que le pacte de sécurité doit supplanter le pacte budgétaire, propos qui ont fait grincer des dents à Bruxelles. Soit ; mais la baisse des dotations, la mise en œuvre de la loi NOTRe qui réforme en profondeur notre administration territoriale, l’application des lois Macron, les cadeaux au Medef, la réforme du code du travail sont toujours d’actualité.

Le vote massif pour la liste de rassemblement Front de gauche en Bretagne, que nous soutenons, aux scrutins des 6 et 13 décembre prochain sera par conséquent le meilleur des moyens pour s’opposer de façon utile aux politiques d’austérité qui fait tant de mal dans nos villes et campagnes.

Chers camarades, il y a encore beaucoup de choses à dire tant l’actualité est chargée. Notre Adecr 56 a tenu son Assemblée générale il y peu, vous en avez eu un compte rendu. Nous avons notamment décidé d’interpeller le Préfet du Morbihan sur deux sujets (qui nous reçoit le 9 décembre prochain) : le nouveau schéma départemental de coopération intercommunale et le crédit impôts compétitivité emplois. Je vous propose d’en discuter autour du verre de l’amitié. Merci de votre attention.