Ce que nous venons de vivre avec les attentats de Paris, d’une inhumanité absolue, est un moment de souffrance partagée. Les larmes qui ont été versées partout en France et au delà, lors des hommages rendus aux victimes, ou intimement chez soi, n’ont ni couleur de peau, ni religion, elles ne sont qu’humanité.

Tous ensembles, nous devons affronter les difficultés en surmontant nos différences, ce qui nous sépare. Nous pouvons avoir des avis divergents, opposés mais le respect de la personne humaine, de son voisin, qu’on le connaisse ou pas, est essentiel pour faire République ensemble.

Faire République, c’est s’écouter, dire ce que l’on a à dire mais aussi accepter l’avis différent, celui que l’on ne partage pas, et par le débat contradictoire parvenir à dessiner le chemin de la fraternité. C’est ainsi que les uns et les autres, nous renforcerons la cohésion de notre Nation. Car d’où que l’on vienne, d’ici ou d’ailleurs, nous sommes humains d’abord, nous sommes citoyens du Monde ; ce qui nous lie c’est la paix.

Je mets en garde mes compatriotes alréens qui, par peur ou crainte, seraient tentés, dans les jours et les mois à venir, de suivre ces élites Politiques qui se nourrissent du rejet de l’autre et prônent le repli identitaire. Les dangers de divisons, d’affrontements sont réels.

Aujourd’hui, plus que jamais, face à la barbarie et au racisme, la solidarité doit être le ciment du vivre ensemble. Oui la diversité est une richesse, tout doit être fait pour rapprocher les gens, pour se parler, se connaître. Jouons collectifs et nous serons plus forts.

Auray, le 30 novembre 2015.